Sud-Kivu : 1 000 policiers congolais ayant fui la panique et les rumeurs vers le Burundi rentrent à Uvira
Une semaine après leur fuite, qualifiée de « repli stratégique » vers le Burundi ; au moins 1 000 policiers congolais sont revenus à Uvira depuis lundi 24 février 2025, escortés par le vice-gouverneur de la province du Sud-Kivu.
Ces agents de l’ordre,
transportés dans des camions de la police burundaise, sont arrivés à la
frontière avec chacun un seau en main et sans armes, suscitant l'indignation
des habitants qui ne leur font plus confiance, alors qu'ils étaient censés
assurer la sécurité de la population. Monsieur Byadunia Alexis, un leader
communautaire, a déclaré : « Ces
policiers censés protéger la population ont fui à pied vers Bujumbura dès
qu'ils ont remarqué l'arrivée du M23 à Bukavu. »
Certains citoyens qualifient
cette situation de « honte pour la
république » et se moquent des policiers sur le chemin menant à la prison
urbaine d’Uvira, où ils devraient être placés en détention, à la demande des
Wazalendo, qui s'opposent également à leur retour tant que des mesures
adéquates ne sont pas prises. Monsieur Alexis, a ajouté : « Nous ne sommes pas d’accord de le retour,
puisque nous n'avons plus confiance en eux. Nous avons déjà fait trois jours,
sans même attendre un coup de balle. Mais si aujourd'hui nous pouvons attendre
seulement un coup de balle, nous allons directement dire que ce sont ces
policiers qui sont encore retournés dans la ville d'Uvira ».
Le vice-gouverneur du
Sud-Kivu, Jean Jacques ELAKANO, a de son côté souligné que, c’est : « grâce à nos courageux Wazalendo dans la
plaine de la Ruzizi et à quelques militaires des FARDC, la situation s'est
calmée. Nous sommes en train de tout faire pour ramener l'administration. Et
l'administration ne peut être possible qu'avec la police et qu'avec les
autorités locales », fait-il savoir.
En revanche, lors de leur
fuite alimentée par des rumeurs sur l'avancée des rebelles du M23 vers Uvira,
les policiers sont accusés par la population d'être responsables de pillages et
de vandalisme au bureau de l’OCC et de la DGDA, des institutions qu'ils étaient
censés protéger, avant d'être désarmés par les forces de sécurité burundaises à
la frontière de Gatumba.
Pascal BAHUNDE – LPA
Sud-Kivu
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