Plus d’une vingtaine de morts et plus de 60 blessés à Uvira : un bilan alarmant en constante évolution
La violence qui sévit dans la ville d'Uvira continue de faire des ravages. Selon le médecin-chef de la zone de santé d’Uvira, Dr Panzu NIMI, plus de 60 personnes sont déjà blessées par des balles et reçoivent des soins gratuitement à l’hôpital général de référence d’Uvira. Tandis que le bilan des morts dépasse les 20, indique notre source.
Ces chiffres, qualifiés de provisoires, ont été communiqués lors d'une interview avec le reporter de LA PRESSE AFRICAINE.
Dr
Panzu a précisé que ces cas sont survenus à la suite de crépitements
sporadiques des balles, instaurant une psychose généralisée parmi la population
depuis environ neuf jours. De nombreux habitants ont été contraints de fuir
pour trouver refuge ailleurs, intensifiant la crise humanitaire, avons constaté.
Les
activités économiques de la ville étaient quasiment à l'arrêt quelques jours
avant, mais, à ce jour, ces dernières reprennent timidement après l’assurance
du maire par intérim de la ville d’Uvira monsieur Kifara Kapenda Kik’y sur
leurs efforts à remettre de l’ordre. Sur la RN5 et dans les artères d'Uvira, on
pouvait voir seuls des véhicules militaires et des ambulances en circulation,
effectuant des missions de sauvetage et de transport des corps sans vie et des
blessés. C’est la conséquence de la présence accrue de militaires non
contrôlés, provenant du Nord-Kivu et de Bukavu (Sud-Kivu), souligne le maire
a.i. Kifara Kapenda Kik’y.
Face
à cette situation d'urgence, le Dr Panzu a insisté sur le fait que la prise en
charge des blessés de toute tendance confondue reste gratuite à l’hôpital
général de référence d’Uvira et les structures de santés se trouvant dans cette
zone sont mobilisées pour faire rapport sur un quelconque cas. Il a décrit la
situation actuelle comme « semblable à celle d'une guerre » et a appelé à
l'aide des partenaires pour fournir des médicaments et du matériel médical afin
d'assurer des soins adéquats.
«
Tout cas de blessé par balle qui arrive ici à l’hôpital est soigné gratuitement
», a-t-il souligné. Une demande pressante pour une mobilisation rapide des
ressources médicales et un soutien international se fait ressentir, alors que
la ville d’Uvira lutte pour relever ce défi colossal.
Pascal BAHUNDE – LPA Sud-Kivu
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