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lpa | 16 mars 2025 | 554 vues

La RDC et le M23 se retrouvent face à face pour des discussions à Luanda

Le 18 mars 2025, la République démocratique du Congo (RDC) et le mouvement armé AFC/M23 seront représentés à des discussions à Luanda, en Angola. Cette rencontre, longtemps sollicitée par la partie rebelle (AFC/M23) et refusée par la partie congolaise, intervient dans le contexte tendu du cessez-le-feu récemment annoncé par le président angolais, visant à apporter une solution pacifique à la crise qui secoue l'est de la RDC.

Kinshasa prêt à dialoguer avec les terroristes ?

Selon des sources gouvernementales, Kinshasa a confirmé qu'une délégation se rendra à Luanda, bien que le format et le niveau de cette représentation demeurent flous.

Selon RFI, le vendredi 14 mars dernier, un envoyé spécial du président congolais Félix Tshisekedi a rencontré le président angolais pour transmettre une communication dont le contenu reste confidentiel. Cependant, la RDC souligne son engagement constant envers les initiatives régionales.

Du côté du M23, une lettre d'invitation a été adressée à Bertrand Bisimwa, le chef de la branche politique du mouvement. Plusieurs sources rapportent que le groupe armé attend des garanties sécuritaires avant de donner une réponse officielle à sa participation aux discussions à Luanda.

Ces pourparlers s'inscrivent dans un cadre où, depuis le 16 mars, un cessez-le-feu est en vigueur, comme l’a annoncé la médiation angolaise.

Le cessez-le-feu ignoré

Malgré la trêve déclarée, des combats et des bombardements continuent d'émerger, notamment dans les zones de Masisi, de Walikale et de Minembwe. Les lignes de front au Nord et Sud-Kivu demeurent tendues, bien que les deux parties aient reconnu l'importance de ce cessez-le-feu. Les autorités congolaises affirment respecter leurs engagements tout en soulignant leur devoir de protéger les populations menacées d'agression.

Le M23 tente de défendre sa position, indiquant qu'il respecte le cessez-le-feu depuis mars 2024 et ne réagit que sous provocation. Toutefois, cette affirmation est contestée par le gouvernement de Kinshasa.

Hors dialogue RDC-M23, d'autres rencontres sont au menu.

La semaine à venir sera particulièrement chargée, avec d’autres réunions susceptibles d’affecter la situation régionale.  La première se tiendra à Harare, au Zimbabwe, où les ministres des affaires étrangères d'Afrique australe et orientale se réuniront pour examiner un document élaboré par les chefs des armées de ces deux régions.

Parmi les sujets abordés figurent le cessez-le-feu, les mécanismes de suivi de cette trêve et l'avenir militaire de la région.  Les chefs d'état-major recommandent un renforcement du mandat de la MONUSCO, la mission de l'ONU, pour assurer la sécurité au Nord et au Sud-Kivu.

La deuxième réunion, prévue à Bruxelles, abordera les sanctions contre le Rwanda et son président Paul Kagame, qui a récemment critiqué la communauté internationale et particulièrement la Belgique pour son rôle de leader dans les sanctions.

Ce conseil de l'Union européenne interviendra alors que Kagame cherche à justifier le soutien présumé de son pays au M23 lors de son premier meeting depuis sa réélection en juillet dernier.

 

Rédaction LA PRESSE AFRICAINE

Source : Radio France International (Rfi)



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