Ebola au Sud-Kivu : les premiers cas de l’épidémie déclarés à Miti-Murhesa
L’épidémie de la maladie à virus Ebola est officiellement déclaré dans la zone de santé de Miti-Murhesa en province du Sud-Kivu, après la confirmation d’un cas positif par le laboratoire de l’INRB/Goma et l’enregistrement d’un décès.
Selon un communiqué officiel
rendu public le 21 mai 2026 par les autorités provinciales sous l’AFC-M23, deux
cas suspects ont été signalés dans cette partie du Sud-Kivu, précisément dans
la localité de Lwiro, en territoire de Kabare.
« Les résultats des analyses du 20 mai 2026 confirment un nouveau cas
positif concernant un échantillon provenant de Bukavu, prelevé dans la la zone
de Santé rurale de Miti Murhesa, territoire de Kabare, chez une personne en
provenance de Kisangani, dans la province de la Tshopo. La personne concernée,
un compatriote âgé de 28 ans, a malheureusement succombé à la maladie avant la
confirmation du diagnostic », indique un communiqué consulté par La
Presse africaine ce vendredi 22 mai 2026.
Face au risque de propagation
de la maladie dans le reste de la province, une série de mesures destinées à
contenir l’épidémie et à protéger les populations a été annoncé et une Task
Force provinciale de riposte a déjà été mise en place afin de coordonner les
interventions sanitaires, logistiques et sécuritaires liées à cette nouvelle flambée
d’Ebola.
Parmi les dispositions
arrêtées figurent le renforcement de la surveillance épidémiologique,
l’isolement strict des personnes infectées ainsi que le suivi rapproché des cas
contacts. Le gouvernement provincial insiste également sur le respect des
mesures d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains, la désinfection des
surfaces et le port des équipements de protection.
Les déplacements non
essentiels dans la zone de santé de Miti-Murhesa, particulièrement dans la
localité de Lwiro, sont désormais limités. Les rassemblements jugés non
indispensables sont également temporairement interdits afin de réduire les
risques de contamination.
Face à l’urgence, les
habitants sont invités à collaborer avec les équipes sanitaires et à signaler
rapidement tout symptôme suspect et les services de santé sont appelés à
intensifier la vigilance pour éviter une propagation transfrontalière du virus.
Cette maladie déjà classé comme
une urgence de santé publique de portée internationale par l’organisation
mondiale de la Santé (OMS), vient raviver les inquiétudes des populations déjà
confrontées à plusieurs défis humanitaires et sécuritaires à l’Est de la
République démocratique du Congo.
Rédaction LA PRESSE AFRICAINE
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