Mouvement anormal des commerçants à Uvira : leurs inquiétudes face à la situation sécuritaire
Plusieurs commerçants ont présenté leurs inquiétudes face à la situation sécuritaire qui affecte négativement leurs activités lors d’un échange avec les reporters de la Presse africaine, ce jeudi 20 mars 2025, à Uvira.
Plusieurs commerçants ont présenté leurs inquiétudes face à la situation sécuritaire qui affecte négativement leurs activités lors d’un échange avec les reporters de la Presse africaine, ce jeudi 20 mars 2025, à Uvira.
Selon madame Tuliza Kibasomba,
commerçante dans le marché Zaïrois, ce qui caractérise cette absence des autres
commerçants sur leur adresse commerciale , c'est la peur, car ils n’ont pas
encore d’assurance sur la stabilité : «
Tout le monde peut vouloir exercer son business, mais quand on se rappelle que
les rebelles occupent encore certaines parties de la province, il y a la peur
qui se ressent en nous, car on ignore quand ça peut chauffer. »
Monsieur Innocent Bill pense de sa
part : « Pour que les activités se
reprennent comme avant, l’État doit nous garantir la sécurité en libérant les
zones qui sont sous le contrôle des rebelles de l’AFC/M23 qui fragilisent nos
trafics commerciaux. »
Par ailleurs, cette couche de la
population a souligné ses inquiétudes à l’égard des acteurs de la sécurité : «les policiers censés assurer la
sécurité n'inspirent pas confiance actuellement car ils sont en minorité
visiblement sur le terrain et qu’ils paraissent abandonner leurs
responsabilités en charge des FARDC et Wazalendo qui, parfois, nous imposent
une taxe non reconnue», a déclaré un commerçant de cette même
ville.
Ainsi, le gouvernement est appelé à
renforcer les unités de police pour le bien-être de la population et à enfin
reprendre les activités sans aucune lacune d'insécurité. ajoute-t-il.
Rappelons que plusieurs commerçants
d’Uvira s'approvisionnent en marchandises en provenance de la ville de Bukavu
qui est sous la gestion des patins.
Notons que plusieurs institutions de
micro-finance restent inactives actuellement, une chose qui accentue la peur
dans la population, hormis la fermeture des écoles etde certaines stations de
pétrole.
Rémy BASHIGE – LPA Sud-Kivu
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