Ebola à Lubero : l’inquiétude grandit après cinq nouveaux cas en moins de 24 heures
Avec une superficie de plus de 2 000 kilomètres carrés et une population estimée à 383 584 habitants, la zone de santé de Lubero a enregistré jusqu'à la date du 14 septembre, 16 cas confirmés de maladie à virus Ebola.
La riposte contre la maladie à virus Ebola se renforce dans la zone de santé de Lubero, dans le Nord-Kivu. Face à la progression de l'épidémie, une réunion stratégique s'est tenue ce mardi 15 septembre au bureau de la zone de santé, en Lubero centre. À l'issue de cette rencontre, une task-force doit être mise en place pour renforcer la coordination de la riposte et limiter la propagation du virus au sein de la communauté.
Autour du médecin-chef de zone et coordonnateur de la riposte, le Dr Charles Kaviri, plusieurs acteurs étaient réunis. Parmi eux, des représentants de la société civile, forces vives, leaders communautaires et religieux, autorités politico-administratives, ainsi que des partenaires nationaux, locaux et internationaux.
L'objectif de l'assise de ce mardi était de définir une stratégie commune face à une situation épidémiologique jugée préoccupante.
Avec une superficie de plus de 2 000 kilomètres carrés et une population estimée à 383 584 habitants, la zone de santé de Lubero a enregistré jusqu'à la date du 14 septembre 16 cas confirmés de maladie à virus Ebola.
Le premier cas a été confirmé le 30 juillet 2026. Un deuxième cas, enregistré le 2 août, était en provenance de Musienene. À partir de la fin du mois d'août, la situation s'est progressivement dégradée, avec l'apparition de nouveaux cas, notamment dans l'aire de santé de Vunyakondomi.
La situation s'est davantage tendue le samedi 12 septembre, avec la notification de cinq nouveaux cas en moins de 24 heures.
Selon le bilan présenté lors de la réunion, la zone de santé déplore déjà onze décès. Cinq personnes ont survécu à la maladie. Mais parmi ces survivants, quatre se seraient échappés du dispositif de prise en charge, faisant craindre une exposition accrue de leurs proches et de la communauté.
Pour les responsables sanitaires, ces évasions constituent un défi supplémentaire dans la lutte contre la maladie, notamment en matière de suivi des contacts et de prévention de nouvelles contaminations.
La réunion de ce mardi doit ainsi permettre de renforcer la coordination entre les différents intervenants. La nouvelle task-force devra notamment faciliter la mobilisation communautaire, le suivi des contacts, la sensibilisation de la population et la mise en œuvre des mesures de prévention.
Plusieurs recommandations et décisions ont été arrêtées au terme de cette rencontre. Elles devraient être mises en œuvre dans les prochains jours afin de tenter de freiner la progression de la maladie dans la zone de santé de Lubero.
Dans cette région où les déplacements de population et la circulation entre les différentes localités compliquent le travail des équipes sanitaires, les autorités insistent désormais sur l'implication de l'ensemble des acteurs communautaires.
Irave Wavomundu – LPA Sud-Kivu