Chronique : quand la lumière attire les ombres, l'histoire de Justin Mutombo
Il existe des hommes qui, malgré les imperfections inhérentes à la nature humaine, semblent transcender les limites ordinaires de l'existence. Justin Mutombo est de ceux-là. Pour beaucoup, il incarne une générosité, une humilité et un sens du service qui marquent profondément son entourage.
Comme le dit un proverbe
africain : « L'arbre chargé de fruits est
celui qui reçoit le plus de pierres. » Cette sagesse populaire illustre
parfaitement le destin de ceux qui, par leurs actions, attirent autant
l'admiration que la jalousie.
Altruisme, convivialité,
disponibilité et compassion sont autant de qualités qui lui sont souvent
attribuées. Son engagement auprès des plus vulnérables lui a valu l'estime de
nombreuses personnes au sein de la communauté.
Un jour, un prêtre me confia :
« Ce que cet homme accomplit nous interpelle,
nous qui sommes au service de Dieu. Parfois, nous nous demandons si les rôles
ne devraient pas être inversés, tant son dévouement envers les autres est
remarquable. »
Investi comme président de la
Commission diocésaine de l'Art et de la Musique sacrée au sein du diocèse
d'Uvira, Justin Mutombo s'est consacré à la promotion du chant liturgique, de
la louange et de l'adoration. Son implication a contribué à redonner du
dynamisme à ce secteur essentiel de la vie ecclésiale.
À son actif, plusieurs jeunes
ayant bénéficié d'un accompagnement dans leurs études, des malades ayant
retrouvé l'espoir grâce à une assistance médicale, des familles soutenues dans
des moments difficiles et de nombreuses œuvres sociales discrètement
accomplies.
Comme le rappelle un autre
proverbe africain : « La main qui donne
est toujours au-dessus de celle qui reçoit. » Non pas pour établir une
supériorité, mais pour souligner la noblesse de celui qui partage ce qu'il
possède avec son prochain.
Cependant, l'histoire enseigne que les bienfaiteurs ne sont pas toujours récompensés par la gratitude. « Nul n'est prophète chez lui », dit l'adage. Ceux qui consacrent leur vie au service de la communauté deviennent parfois les cibles de critiques, d'incompréhensions ou même d'hostilité.
Dans une interview accordée le
4 juillet, Musema Mauridi, coordonnateur adjoint de la Nouvelle Société Civile
Congolaise, a dénoncé ce qu'il présente comme des menaces visant Justin Mutombo
dans la ville d'Uvira.
Selon lui, certains individus
remettraient en cause sa place dans la communauté en invoquant notamment la
question de son origine. Pourtant, comme le dit un proverbe bantou : « La rivière ne refuse jamais l'eau venue
d'ailleurs. » Une société forte est celle qui accueille les compétences,
les talents et les bonnes volontés, quelle que soit leur provenance.
D'ailleurs, une question
mérite d'être posée : qui peut prétendre posséder une ville ou un territoire au
point d'en exclure d'autres citoyens ? La République démocratique du Congo
appartient à tous les Congolais, sans distinction d'origine ou d'appartenance
tribale.
Le tribalisme, lorsqu'il
devient un instrument d'exclusion, constitue un frein au développement
collectif. Car, comme le dit un proverbe africain : « Quand les toiles
d'araignée s'unissent, elles peuvent attacher un lion. » L'unité fait la force,
tandis que la division affaiblit les communautés.
Enfin, ceux qui s'engagent
pour le bien commun doivent être protégés. « Celui qui porte la lampe pour éclairer les autres, éclaire aussi son
propre chemin. » Les hommes et les femmes qui consacrent leur temps et
leurs ressources au service de la société méritent respect, considération et
sécurité.
La Nouvelle Société Civile Congolaise appelle ainsi les autorités compétentes à garantir la sécurité de tous les citoyens et rappelle que toute personne qui choisirait la voie de la violence devra répondre de ses actes devant la justice. Car au final, l'histoire retient rarement les artisans de la haine.
Elle se souvient davantage de
ceux qui ont semé le bien autour d'eux. Comme le dit ce proverbe africain : «
Le parfum des fleurs reste dans la main de celui qui les offre. » Justin
Mutombo semble appartenir à cette catégorie d'hommes dont les actes parlent souvent
plus fort que les paroles.
Chronique de Cédric Unega
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