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lpa | 05 juin 2026 | 285 vues

Chronique : quand la lumière attire les ombres, l'histoire de Justin Mutombo

Il existe des hommes qui, malgré les imperfections inhérentes à la nature humaine, semblent transcender les limites ordinaires de l'existence. Justin Mutombo est de ceux-là. Pour beaucoup, il incarne une générosité, une humilité et un sens du service qui marquent profondément son entourage.

Comme le dit un proverbe africain : « L'arbre chargé de fruits est celui qui reçoit le plus de pierres. » Cette sagesse populaire illustre parfaitement le destin de ceux qui, par leurs actions, attirent autant l'admiration que la jalousie.

Altruisme, convivialité, disponibilité et compassion sont autant de qualités qui lui sont souvent attribuées. Son engagement auprès des plus vulnérables lui a valu l'estime de nombreuses personnes au sein de la communauté.

Un jour, un prêtre me confia : « Ce que cet homme accomplit nous interpelle, nous qui sommes au service de Dieu. Parfois, nous nous demandons si les rôles ne devraient pas être inversés, tant son dévouement envers les autres est remarquable. »

Investi comme président de la Commission diocésaine de l'Art et de la Musique sacrée au sein du diocèse d'Uvira, Justin Mutombo s'est consacré à la promotion du chant liturgique, de la louange et de l'adoration. Son implication a contribué à redonner du dynamisme à ce secteur essentiel de la vie ecclésiale.

À son actif, plusieurs jeunes ayant bénéficié d'un accompagnement dans leurs études, des malades ayant retrouvé l'espoir grâce à une assistance médicale, des familles soutenues dans des moments difficiles et de nombreuses œuvres sociales discrètement accomplies.

Comme le rappelle un autre proverbe africain : « La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit. » Non pas pour établir une supériorité, mais pour souligner la noblesse de celui qui partage ce qu'il possède avec son prochain.

Cependant, l'histoire enseigne que les bienfaiteurs ne sont pas toujours récompensés par la gratitude. « Nul n'est prophète chez lui », dit l'adage. Ceux qui consacrent leur vie au service de la communauté deviennent parfois les cibles de critiques, d'incompréhensions ou même d'hostilité.

Dans une interview accordée le 4 juillet, Musema Mauridi, coordonnateur adjoint de la Nouvelle Société Civile Congolaise, a dénoncé ce qu'il présente comme des menaces visant Justin Mutombo dans la ville d'Uvira.

Selon lui, certains individus remettraient en cause sa place dans la communauté en invoquant notamment la question de son origine. Pourtant, comme le dit un proverbe bantou : « La rivière ne refuse jamais l'eau venue d'ailleurs. » Une société forte est celle qui accueille les compétences, les talents et les bonnes volontés, quelle que soit leur provenance.

D'ailleurs, une question mérite d'être posée : qui peut prétendre posséder une ville ou un territoire au point d'en exclure d'autres citoyens ? La République démocratique du Congo appartient à tous les Congolais, sans distinction d'origine ou d'appartenance tribale.

Le tribalisme, lorsqu'il devient un instrument d'exclusion, constitue un frein au développement collectif. Car, comme le dit un proverbe africain : « Quand les toiles d'araignée s'unissent, elles peuvent attacher un lion. » L'unité fait la force, tandis que la division affaiblit les communautés.

Enfin, ceux qui s'engagent pour le bien commun doivent être protégés. « Celui qui porte la lampe pour éclairer les autres, éclaire aussi son propre chemin. » Les hommes et les femmes qui consacrent leur temps et leurs ressources au service de la société méritent respect, considération et sécurité.

La Nouvelle Société Civile Congolaise appelle ainsi les autorités compétentes à garantir la sécurité de tous les citoyens et rappelle que toute personne qui choisirait la voie de la violence devra répondre de ses actes devant la justice. Car au final, l'histoire retient rarement les artisans de la haine.

Elle se souvient davantage de ceux qui ont semé le bien autour d'eux. Comme le dit ce proverbe africain : « Le parfum des fleurs reste dans la main de celui qui les offre. » Justin Mutombo semble appartenir à cette catégorie d'hommes dont les actes parlent souvent plus fort que les paroles.

 

Chronique de Cédric Unega



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