FR EN
Logo LPA - OP
Environnement • National

À Idjwi, la peste de petits ruminants qui ravage les chèvres réapparaît

La résurgence de l’épidémie de PPR (peste de petits ruminants) est un grand danger pour la population du territoire d’Idjwi en province du Sud-Kivu et surtout les éleveurs des chèvres.

LPA - OP

Par LPA-OP

15 avril 2025 • visibility 5598 vues

À Idjwi, la peste de petits ruminants qui ravage les chèvres réapparaît

La résurgence de l’épidémie de PPR (peste de petits ruminants) est un grand danger pour la population du territoire d’Idjwi en province du Sud-Kivu et surtout pour les éleveurs de chèvres.

Lors de son interview accordée à lapresseafricaine.net ce lundi 14 avril 2025, l’inspecteur en charge de la pêche et de l’élevage dans le territoire d’Idjwi confirme la résurgence de cette épidémie qui a ravagé plus de 2000 chèvres dans les chefferies Ntambuka et Rubenga entre 2023 et 2024.

«  Après deux, l’épidémie de la peste des petits ruminants est de nouveau identifiée à Idjwi.  Nous ne pouvons pas cacher ce message, car il faut que les éleveurs de chèvres prennent des dispositions pour éviter les grandes pertes enregistrées au cours des deux dernières années.  Au marché de Kishenyi, j’ai répertorié plus de 5 cas la semaine passée,  » alerte-t-il.

Le pire toque à la porte des éleveurs 

Crispin Musafiri, vétérinaire au sein de l’organisation Centre de promotion rurale à Idjwi (CPR), confirme aussi les faits. 

« L’épidémie est déjà là, j’ai identifié plus de 25 cas dans le groupement Kihumba et plus de 4 dans le groupement Bugarula. La plupart des chèvres malades présentent des signes comme une forte diarrhée, le hérissement des poils et l’écoulement de sécrétions nasales purulentes. Les éleveurs doivent être prudents avec leurs cheptels en cette période », explique-t-il. 

Un nouveau défi qui s’ajoute à la situation économique fracturée. 

Entre 2023 et 2024, plusieurs actions de plaidoyer étaient menées pour l’accès aux lots de vaccins pour sauver les cheptels, mais toutes les tentatives avaient été réduites à zéro. 

C’est alors un autre “grand défi” qui s’ajoute à la situation économique de la population déjà fracturée par les effets de la guerre.

Des pertes seraient incalculables si des mesures plus efficaces manquent pour contenir cette épidémie, alors que le service attitré ne dispose d’aucun produit vétérinaire ni d'1 centilitre de vaccin pour appuyer les éleveurs. 

Ces vétérinaires conseillent aux éleveurs de ne plus acheter de nouveaux troupeaux non testés, d'appliquer l’élevage en stabulation, d'assainir au quotidien l’abri du troupeau et de faire appel au service vétérinaire en cas de nécessité pour ne pas propager la maladie dans tous les villages. 

Un vibrant appel est lancé aux organisations internationales œuvrant dans le domaine de l’élevage afin d’épargner les éleveurs de l’île d’Idjwi de l’épizootie. 

 

Richelieu BYAMANA – LPA Sud-Kivu

À Lire Aussi