Uvira : des femmes formées à transformer les déchets de papier en source de revenus
Des femmes et jeunes filles de la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, sont formées ce jeudi 2 juillet 2026 à la fabrication d’allume-feu à base de déchets de papier. C’est dans le cadre d’une activité portée par l’organisation Ubuntu Grands-Lacs.
Des femmes et jeunes filles de la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, sont formées ce
jeudi 2 juillet 2026 à la fabrication d’allume-feu à base de déchets de papier.
C’est dans le cadre d’une activité portée par l’organisation Ubuntu
Grands-Lacs.
Selon Neema Rachel, cheffe de projet
au sein de cette organisation, l’initiative vise à renforcer les capacités des
participantes tout en encourageant le recyclage des déchets, la protection de
l’environnement et la création d’activités génératrices de revenus.
Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet de résilience féminine face
aux inondations dans la ville d’Uvira, exécuté par Ubuntu Grands-Lacs avec
l’appui financier du Fonds pour les femmes congolaises (FFC). Le projet
comprend également des actions de sensibilisation sur la gestion de
l’environnement et des déchets.
Joseph Kalunga Kaboto, jeune
entrepreneur engagé dans la transformation des papiers usagés en allume-feu,
qui a animé cette séance pratique, a expliqué aux participantes les
différentes étapes du processus, depuis la collecte des déchets de papier
jusqu’à leur transformation en produit commercialisable.
« Nous leur avons montré comment transformer des déchets de papier en
allume-feu. Les femmes étaient très actives. Nous collectons d’abord les
papiers, nous les stockons dans des sacs, puis nous les trempons dans de l’eau
avant de les transformer et de les mélanger avec d’autres produits »,
a-t-il indiqué.
Au-delà de son aspect écologique,
cette activité présente aussi un intérêt économique pour les ménages. D’après
le formateur, la vente d’un paquet d’allume-feu à 1 000 francs congolais, par
exemple, peut permettre de dégager un bénéfice d’environ 200 francs, une somme
modeste mais utile dans le quotidien de nombreuses familles.
« C’est important sur le plan écologique, car cela permet de lutter
contre la prolifération des déchets de papier dans la ville. Mais cela a aussi
un impact économique, parce que c’est une activité génératrice de revenus
», a ajouté Joseph Kalunga Kaboto.
Pour Neema Rachel, les bénéficiaires
ne doivent pas garder les connaissances acquises pour elles seules. Elles sont
appelées à devenir des relais dans leurs quartiers et communautés.
« Elles sont formées ici. Elles doivent
aller former d’autres femmes et d’autres jeunes filles qui n’ont pas encore
appris. À partir de ce papier, elles peuvent aussi trouver quelque chose à
manger et nourrir leurs familles », a-t-elle souligné.
Parmi les bénéficiaires, Zainabo
Rukebura estime que les notions apprises pourront l’aider à répondre à certains
besoins de son ménage. Elle a remercié les formateurs et plaidé pour la
multiplication de ce type d’activités afin de permettre à davantage de femmes
d’Uvira d’acquérir ces compétences.
Dans une ville régulièrement
confrontée aux effets des inondations et aux défis liés à la gestion des
déchets, cette initiative entend associer autonomisation économique des femmes,
protection de l’environnement et résilience communautaire.
Pascal BAHUNDE – LPA Sud-Kivu
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