Uvira : CEDIER renforce la capacité des jeunes pour prévenir les violences et l’extrémisme
Une quarantaine de jeunes issus de divers milieux socio-économiques d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, bénéficient d’un renforcement de capacités dédié à la prévention des violences communautaires et aux risques d’extrémisme, ainsi qu’au développement de mécanismes locaux adaptés au contexte local.
Organisés en cohortes, ces ateliers s’inscrivent dans le
cadre du projet « Leadership des
jeunes pour la cohésion et le respect de la dignité dans la ville d’Uvira »,
financé par la GIZ et porté par l’organisation Centre de Développement Intégral
de l’Enfant Rural (CEDIER).
À l’échelle locale, CEDIER affirme vouloir instaurer un
leadership des jeunes capables d’être acteurs de paix et de cohésion sociale.
Cette initiative s’appuie sur une analyse fine des enjeux et sur l’évolution
récente des dynamiques de conflit dans la zone, afin de proposer des actions
adaptées au terrain.
« Ce projet vise à propulser l’engagement des
jeunes pour qu’ils agissent de manière transformatrice sur les dynamiques et
les situations qui favorisent la frustration, qui entrainent la distanciation
sociale, les perceptions et images négatives et parfois déshumanisantes des uns
envers les autres », précise Armel RUTEBEZA, responsable de programme chez
CEDIER.
Selon lui, au moins 160 jeunes bénéficieront de ce
renforcement des capacités sur la prévention des violences et des risques
d’extrémisme, face à des enjeux exacerbés par la crise actuelle.
Intervenant parmi les participants, Armand BASEKA raconte
que les techniques enseignées lui permettront d’éviter les conflits imminents
et souligne l’importance de ces formations dans un contexte où les violences
sociales, physiques et morales touchent de nombreuses personnes à Uvira. « Pour aboutir à des solutions durables, il
faut une gestion politique équitable et des actions de sensibilisation, car
beaucoup agissent par ignorance », déclare-t-il.
Les participants, quant à eux, se voient en ambassadeurs locaux
car ils promettent de diffuser les messages de prévention et de promouvoir des
interactions respectueuses et mutuellement épanouissantes dans les quartiers,
les lieux de culte et les établissements scolaires.
Les deux premiers jours de formation, qui se concluent ce samedi 24 janvier 2026, ont notamment formé 80 jeunes lors de la première cohorte.
Au terme de ces sessions, les participants invitent CEDIER à assurer
un suivi afin de vérifier la vulgarisation des messages de lutte contre les
violences au niveau d’Uvira.
Pascal BAHUNDE –
LPA Sud-Kivu
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