Uvira : au camp des sinistrés de Kasenga, l’accès à l’eau et aux soins de santé demeure critique
Au site de sinistrés de la 8ᵉ Cepac Kasenga dans la ville d'Uvira, où sont installées des familles déplacées suite aux récentes inondations, les conditions d’hygiène deviennent de plus en plus préoccupantes. Le manque d’eau potable et l’insuffisance des infrastructures sanitaires exposent particulièrement les femmes et les jeunes filles à de sérieux risques sanitaires.
Sur
place, les sinistrés décrivent un quotidien marqué par la pénurie d’eau propre,
indispensable pour les besoins domestiques et l’hygiène intime. « Nous n’avons pas d’eau potable en quantité
suffisante. Les toilettes sont très peu nombreuses et cela nous complique la
vie », témoignent plusieurs femmes hébergées sur le site.
Le site accueille
plus d’une centaine de ménages, souvent nombreux. Pourtant, mais ne dispose que
de deux installations sanitaires. Au total quatre canines sont disponibles
pour l’ensemble des résidents. Cette insuffisance engendre promiscuité,
insalubrité et tensions au sein de la communauté.
Mukelelwa
Byaombe Moïse, coordonnateur du site, reconnaît les difficultés. Selon lui, les
installations actuelles sont largement insuffisantes face au nombre croissant
de déplacés. « Les toilettes sont peu
nombreuses et souvent mal entretenues. Cette situation favorise l’apparition de
maladies, notamment des infections qui touchent davantage les femmes »,
admet-il.
Les
victimes des inondations lancent ainsi un appel pressant aux organisations
humanitaires et aux autorités compétentes pour renforcer l’approvisionnement en
eau potable, construire davantage de latrines et garantir une séparation
adéquate entre hommes et femmes. Elles estiment qu’une amélioration urgente des
conditions d’assainissement est indispensable pour préserver leur santé, leur
sécurité et leur dignité.
Article produit dans le cadre de la campagne HABARI ZA MAHALI, exécutée par le consortium UNPC-UFMP-COMEL sous le financement de Labenevolencija.
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