Sud-Kivu : une priorité sur la sécurité et une collaboration stricte requise pour surmonter l'instabilité sécuritaire à Uvira
À Uvira, siège provincial du Sud-Kivu, des agents de l'ordre, des leaders communautaires, des acteurs de la société civile et mouvement citoyen, ainsi que des citoyens, ont établi des mécanismes pour affronter l'instabilité sécuritaire grandissante dans la région.
Des agents de l'ordre, des leaders communautaires, des acteurs de la société civile et mouvement citoyen, ainsi que des citoyens ont établi des mécanismes pour affronter l'instabilité sécuritaire grandissante à Uvira, siège provisoire des institutions du Sud-Kivu.
Ces mécanismes ont été établis lors d'une émission débat public, organisée ce mardi 14 juillet 2026, par la Synergie des médias pour l'Union des forces- Maison de la presse " SYMUF-MP ", sous la thématique : " que faire pour restaurer durablement la sécurité des personnes et leurs biens face à la recrudescence de l'insécurité à Uvira ? "
Selon M. Juvenal Twaibu, l'un de débateurs, c'est à peu près deux mois après le retrait des éléments AFC/M23 que l'insécurité dans la ville a vue sa recrudescence accroître sa balance jours et nuits, laissant des paisibles citoyens en péril.
" Depuis le retour des FARDC en mi-janvier jusqu'en mi-mars, il y a eu une tranquillité, l'ordre publique était maintenu et même la sécurité était assuré mais après un temps la situation a commencé à se dégrade, commençait maintenant à enregistrer des cas de tueries, blessures par balles, des cambriolages et d'extorsion de téléphone, ainsi de suite...", a-t-il témoigné.
Celui-ci précise que certains éléments révélés à travers des analyses que cette situation est dûe non seulement aux éléments FARDC qui sont venus mais aux anciens éléments FARDC qui sont revenus et qui c'était déjà habitué au Wazalendo qui étaient restés ici, et aux jeunes gens mais également aux bandits qui était resté quand il y a eu départ des éléments rebelles dans la zone.
De son côté Madame Marie-Jeanne, enseignante et chercheur, explique que cette recrudescence remarquable dans tous les coins et recoins de la ville, découle de la défaillance des certaines institutions étatiques qui semblent être aveuglées face à leurs obligations.
" Vous allez voir aujourd'hui que le gouvernement congolais qui a la charge de protéger la population à travers ces instruments dont : les services de l'ordres et de sécurités, les défenseurs judiciaires et de droits humains, et autres...s'ils ferment l'oeil, quel comportement adoptera la population? ", Se demande madame Marie-Jeanne, Soulignant à titre d'exemple le tribunal qui est quasi inexistant il y a à peine deux ans
Pour d'autres, la détention et la circulation d'arme à feu par de personnes non identifiées demeure un élément par excellence de la vie sans quiétude des populations.
Des répercussions dans la vie courante
Lors de la séance des questions-réponses, les intervenants ont présenté une panoplie d' effets visibles sur terrain.
Pour Juvenal Twaibu : " aujourd'hui il y a morts d'hommes, des cas des blessés par balles internés dans l'hôpital général, il y a aussi des mouvements des populations qui commence à dire nous rentrons à Uvira mais ça devient encore très compliqué et il rentre dans leurs lieux de déplacement ", a-t-il indiqué, spécifiant l'appauvrissement des populations victimes cambriolages.
Des solutions pour vivre durablement la restauration sécuritaire
Outre la collaboration de la population avec les autorités qui doit franchir une dimension significative, plusieurs pistes ont été établi pour aider le gouvernement dans son rôle de veiller sur le bien être de son peuple.
Les participants ont cité notamment :
- accorder une priorité sur la sécurité,
- mettre en place une gouvernance sécuritaire très prépondérante et dynamique,
- interdiction formelle des boissons fortement alcoolisées, considérées comme l'un des facteurs conduisant à des réactions incontrôlées des porteurs d'armes,...
Rappelons que l'objectif poursuivi pour cette activité était de :
- Offrir à l’autorité urbaine une tribune pour exposer les actions concrètes entreprises, les défis rencontrés et la stratégie de la Mairie pour restaurer la sécurité.
- Faciliter un échange direct et courtois entre les décideurs et les différentes composantes de la population (société civile, jeunesse, leaders communautaires, femmes).
- Identifier, par la concertation, des pistes de solutions durables pour améliorer la sécurité des personnes et de leurs biens.
A noter, l'activité s'est vue clôturer par des recommandations exigeants d'autres rencontres similaires pour faciliter les dialogues entre différentes couches sociales et les gouvernements.
Rémy BASHIGE - LPA Sud-Kivu
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