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Sud-Kivu : la société civile et la FOPATU campent sur la relance du PFCIGL à Uvira

Alors que les travaux du Projet de facilitation commerciale et d’intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL) restent suspendus, la Fondation Pamoja Tunaweza (FOPATU) et les organisations de la société civile du territoire d’Uvira montent au créneau pour le maintien de ce projet à Uvira (Sud-Kivu).

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Par LPA-OP

21 mai 2026 • visibility 274 vues

Sud-Kivu : la société civile et la FOPATU campent sur la relance du PFCIGL à Uvira

 Alors que les travaux du Projet de facilitation commerciale et d’intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL) restent suspendus, la Fondation Pamoja Tunaweza (FOPATU) et les organisations de la société civile du territoire d’Uvira montent au créneau pour le maintien de ce projet à Uvira (Sud-Kivu). Ensemble, elles interpellent le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, afin qu’il revienne sur la résiliation des contrats et permette la reprise immédiate des chantiers.

Lors d’une manifestation populaire tenue à Sange le 19 mai, Aimable Marondo, directeur chargé de l’administration à la FOPATU, a rappelé avec fermeté que ce projet est un don de la présidence. « Ce projet est un don du chef de l’État à la population d’Uvira. Il est inacceptable que le ministre Julien Paluku ait résilié les contrats des travaux déjà en cours à Nyamoma et Rubenga », a-t-il déclaré. Avant de préciser que ces infrastructures prévoyaient la construction de postes frontaliers, et que toute tentative de « délocalisation vers une autre province » serait vécue comme une injustice.

Le projet prévoit notamment l’aménagement de postes frontaliers à Nyamoma et Rubenga, ainsi que d’autres ouvrages du PFCIGL dans la ville d’Uvira, destinés à renforcer les échanges commerciaux transfrontaliers dans une zone marquée par des décennies d’instabilité.

Un projet « vital » pour des communautés éprouvées

De leur côté, les organisations de la société civile d’Uvira voient dans ce projet bien plus qu’un simple chantier. Dans un mémorandum transmis aux autorités, elles le décrivent comme « un signe concret de considération envers des populations victimes des conflits armés depuis plusieurs décennies ». Sans détour, elles implorent l’implication personnelle du président Félix Tshisekedi pour sauver le projet.

« Nous demandons respectueusement, mais avec insistance, à Son Excellence, Monsieur le Président de la République, de s’impliquer personnellement afin que ce projet soit sauvegardé et relancé dans l’intérêt supérieur des populations du territoire d’Uvira », peut-on lire dans le document. Et d’ajouter : « Après tant de souffrances, notre population mérite d’être accompagnée et soutenue dans les efforts de reconstruction. »

Pour ralle, les travaux des postes frontaliers de Nyamoma et de Rubenga, officiellement lancés le 4 décembre 2025 à Uvira, étaient jusqu’ici supervisés par le ministère du Commerce extérieur, via l’unité de gestion du PFCIGL, avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale. C’est le 11 mai que l’information sur la résiliation des contrats a commencé à circuler, soit deux jours à peine après le retrait des rebelles de l’AFC-M23 du territoire d’Uvira, intervenu le 9 mai.

Un timing qui interroge les acteurs locaux, convaincus que la reprise des travaux est plus que jamais nécessaire pour stabiliser et développer une région qui aspire à tourner la page de la guerre.

 

Pascal BAHUNDE – LPA Sud-Kivu

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