Sud-Kivu : la société civile dénonce la persistance des barrières illégales à Mwenga et Shabunda après son interdiction par le ministre provincial de l'intérieur
La société civile noyau de Bamuguba sud à Shabunda dénonce la persistance de barrières érigées illégalement par les militaires et autres services étatiques et coutumières dans le groupement de Bamuguba sud, sur l’axe Chulwe-Byangama et Mulungu-Kamituga dans le groupement de Baliga en territoire de Shabunda.
La
société civile noyau de Bamuguba sud à Shabunda dénonce la persistance de
barrières érigées illégalement par les militaires et autres services étatiques
et coutumières dans le groupement de Bamuguba sud, sur l’axe Chulwe-Byangama et
Mulungu-Kamituga dans le groupement de Baliga en territoire de Shabunda.
D’au
moins une vingtaine où chaque passant est conditionné à payer une somme
d'argent variant de 1.000 à 2.000 francs congolais.
D'autre
part, dans le territoire de Mwenga, les postes de commandement du 3306e
régiment des FARDC et des postes de contrôle des polices de circulation
routière (PCR) sont transformés en barrières payantes, renseigne la société
civile. Bureau de coordination territoriale de Mwenga, les militaires exigent
le montant aux passagers sur les ponts Mubale et Ulindi.
Cette
nouvelle est mentionnée dans une lettre du 20 août dernier, éditée par la
structure citoyenne, adressée à l'administrateur du territoire de Mwenga et
dont la copie a été consultée par la presse africaine.
Dans
cette dernière, la société civile dénonce la persistance de barrières illégales
une semaine après la publication d'une note circulaire portant décision de
l'interdiction de ces derniers par le Ministre provincial au Sud-Kivu de
l'intérieur, de la sécurité et des affaires coutumières Kahasha Murhula Albert.
Cette
décision est intervenue suite aux résolutions issues du conseil provincial de
sécurité tenu en territoire de Shabunda le 02 août de l'année dernière. Dans ce
dernier, le ministre provincial ayant la sécurité dans ses attributions a
scrupuleusement interdit toute tracasserie par des barrières illégales sur
toute l'étendue de la province.
La
société civile s'indigne de cette présence et persistance de ces barrières
pourtant déjà interdites. Cette structure citoyenne lance un appel aux
autorités de pouvoir régler la situation le plus rapidement possible, sinon la
population elle-même va se libérer.
ISAKA
KIJANA – LPA Bukavu
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