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Sud-Kivu : Kalehe, devenu sanctuaire mortuaire causé par de multiples modes d'insécurité

Après le naufrage du bateau Merveille de Dieu (MERDI) qui a endeuillé le territoire de Kalehe en date du 03 octobre 2024 où environ 600 personnes ont péri, les acteurs de la société civile et défenseurs des droits de l'homme viennent d'enregistrer plus de cinq cas d'assassinats par balles et du phénomène Corps sans vie en moins d'une semaine.

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Par LPA-OP

22 octocbre 2024 • visibility 830 vues

Sud-Kivu : Kalehe, devenu sanctuaire mortuaire causé par de multiples modes d'insécurité

Après le naufrage du bateau Merveille de Dieu (MERDI) qui a endeuillé le territoire de Kalehe en date du 03 octobre 2024 où environ 600 personnes ont péri, les acteurs de la société civile et défenseurs des droits de l'homme viennent d'enregistrer plus de cinq cas d'assassinats par balles et du phénomène Corps sans vie en moins d'une semaine.

C’est du 15 au 19 octobre 2024, confirme Delphin BIRIMBI, président du Cadre de concertation de la société civile du territoire de Kalehe, dans une interview avec la presse africaine ce lundi 21 octobre 2024.

Parmi les victimes dévoilées par cette structure citoyenne figurent Messieurs Trésor BALUME et Rodriguez BASHIGE, tous deux assassinés par balles dans leurs maisons par des inconnus armés dans le village de Muchibwe en Groupement de Buzi.

Alors que la nuit du 14 au 15 octobre 2024, le motard KUBANABANTU MAIRONGO BATASEMA YOKO a été assassinée par balles par des hommes en armes non identifiés à Bulambika dans le groupement de Kalima. Successivement, la nuit du 18 au 19 octobre 2014, le corps sans vie de M. Willy KAHUKULA retrouvé dans la rivière Sangano, limite entre le village de Chibandja et Muhongoza, y compris celui de MUTUNZI MUSANINGARE, retrouvé à côté de la rivière Gishozi sur l'axe Nyamukubi dans le même Groupement de Mbinga-sud, toujours dans la chefferie Buhavu.

Face à cette situation devenue monnaie courante dans le territoire de Kalehe, Delphin BIRIMBI veut voir le gouvernement congolais prendre ses responsabilités et intervenir urgemment pour limiter les dégâts en protégeant sa population et leurs biens, traquer et punir tous les malfaiteurs.

Il projette également la difficulté liée aux infrastructures dans la zone qui cause problème et qui serait l'occasion des malfrats de mieux faire leurs forfaits criminels. Il exige l'ouverture rapidement de la route nationale numéro 2 Bukavu-Goma sur son tronçon Sake-Minova-Nyabibwe-Nyamukubi jusqu'à Kasheke et numéro 3 Bukavu-Kisangani sur son tronçon Miti-Bitale-Bulambika jusqu'à Hombo Sud.

Contacter à ce sujet l'administrateur de territoire de Kalehe, qui confirme les faits et signale que les services de sécurité sont à pied d'œuvre pour mettre la main à tous les malfrats et répondre à leurs actes ignobles.

Il appelle la population à la vigilance et à la souplesse de dénoncer chaque fois tout cas suspect dans la zone.

Que disent les analyses

Plus loin, un analyste politique du territoire de Kalehe Byanjira Bahavu regrette une multitude de groupes armés dans la zone.

Pour lui, Kalehe regorge plus de 15 groupes armés locaux et qui commettent plusieurs violations de droits humains.

Il cite les cas de viol sur mineurs, l’enrôlement des enfants mineurs dans les groupes armés, les tortures, la circulation des armes à feu aux vues de tous, et autres criminalités.

Notre source précise que même le gouvernement est informé sur certains chefs de guerre dans la zone qui commettent des atrocités, mais sous l'œil impuissant de l'État congolais.

Cette alerte intervient après que le territoire de Kalehe est victime d'une situation d'insécurité, de manque d'infrastructures, et victime des catastrophes naturelles.

L'analyste politique de Kalehe Bahavu veut voir les élus de Kalehe susciter cette question dans l'Assemblée nationale, comme en province, pour limiter cette insécurité dans la zone.

 

Hobereau KITUMAINI – LPA Sud-Kivu

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