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lpa | 22 janvier 2026 | 180 vues

Sud-Kivu : des violations des droits humains liés au retrait de l’AFC/M23 et le retour des FARDC-Wazalendo à Uvira sont à deplorer

Le départ des éléments de l’AFC-M23 et le retour des FARDC et Wazalendo dans la ville d’Uvira plongent cette deuxième ville de la province du Sud-Kivu dans des violences graves.

L’Observatoire Droits, Justice, Gouvernance locale pour la cohésion sociale (ODJGL/CS – RDC) dénonce une vague de violations des droits humains et de destructions qui touchent les paisibles citoyens, leurs biens et les services publics.

Selon Me Ghislain BARHAHIGA KABAMBA, directeur de l’ODJGL/CS, « le droit à la propriété est un droit constitutionnellement garanti par notre constitution et les instruments juridiques nationaux et internationaux ». Dans une entrevue accordée à La Presse africaine ce mardi 20 janvier 2026, l’expert souligne que les actes de vandalisme et de pillage se multiplient depuis le départ de l’AFC-M23 et l’entrée des Wazalendo en ville.

Le constat fait état de tirs d’armes, de morts et de blessés attribués à des balles perdues, ainsi que d’un constat alarmant : des biens publics et privés sont pillés ou détruits. « Il y a certains biens qui ont été pillés, que ce soit par les rebelles du M23, parce qu'il y a par exemple le goudron qui devrait servir pour construire certaines artères de la voie urbaine de la ville d'Uvira qui a été emporté et certains biens des entreprises étatiques ou services étatiques qui ont été emportés par les rebelles. Il y en a d'autres qui ont été emportées par la population elle-même, détruites par la population elle-même. C'est ce que nous, de l'Observatoire, nous continuons à déplorer parce qu'en fait, on ne devrait pas assister à cela », précise Me Ghislain. L’observatoire déplore que des bâtiments municipaux, l’OCC, la DGI pour ne citer que ça, aient été saccagés et pillés.

« L’ensemble des institutions publiques et privées d’Uvira doit être reconstruit à zéro », déplore le directeur de l’ODJGL/CS-RDC, qui appelle à des aides immédiates pour la réhabilitation et la dotation matérielle des services de l’État. Selon lui, sans soutien externe, la reprise de la vie locale demeure incertaine face à des destructions qui compromettent la vie quotidienne des habitants.

Pendant ce temps, la population décrit les cas de vols de leurs biens et des tueries qui persistent dont sont présumés auteurs certains éléments de Wazalendo et des FARDC en manque d’éthique et de discipline.

 

Rédaction LA PRESSE AFRICAINE



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