Sud-Kivu : des violations des droits humains liés au retrait de l’AFC/M23 et le retour des FARDC-Wazalendo à Uvira sont à deplorer
Le départ des éléments de l’AFC-M23 et le retour des FARDC et Wazalendo dans la ville d’Uvira plongent cette deuxième ville de la province du Sud-Kivu dans des violences graves.
L’Observatoire Droits, Justice, Gouvernance locale pour
la cohésion sociale (ODJGL/CS – RDC) dénonce une vague de violations des droits
humains et de destructions qui touchent les paisibles citoyens, leurs biens et
les services publics.
Selon Me Ghislain BARHAHIGA KABAMBA, directeur de
l’ODJGL/CS, « le droit à la propriété est
un droit constitutionnellement garanti par notre constitution et les
instruments juridiques nationaux et internationaux ». Dans une entrevue accordée
à La Presse africaine ce mardi 20 janvier 2026, l’expert souligne que les actes
de vandalisme et de pillage se multiplient depuis le départ de l’AFC-M23 et l’entrée
des Wazalendo en ville.
Le constat fait état de tirs d’armes, de morts et de
blessés attribués à des balles perdues, ainsi que d’un constat alarmant : des
biens publics et privés sont pillés ou détruits. « Il y a
certains biens qui ont été pillés, que ce soit par les rebelles du M23, parce qu'il
y a par exemple le goudron qui devrait servir pour construire certaines artères
de la voie urbaine de la ville d'Uvira qui a été emporté et certains biens des
entreprises étatiques ou services étatiques qui ont été emportés par les
rebelles. Il y en a d'autres qui ont
été emportées par la population elle-même, détruites par la population
elle-même. C'est ce que nous, de l'Observatoire, nous continuons à déplorer
parce qu'en fait, on ne devrait pas assister à cela », précise Me
Ghislain. L’observatoire déplore que des bâtiments municipaux, l’OCC, la DGI pour
ne citer que ça, aient été saccagés et pillés.
« L’ensemble des
institutions publiques et privées d’Uvira doit être reconstruit à zéro »,
déplore le directeur de l’ODJGL/CS-RDC, qui appelle à des aides immédiates pour
la réhabilitation et la dotation matérielle des services de l’État. Selon lui,
sans soutien externe, la reprise de la vie locale demeure incertaine face à des
destructions qui compromettent la vie quotidienne des habitants.
Pendant ce temps, la population décrit les cas de vols de
leurs biens et des tueries qui persistent dont sont présumés auteurs certains éléments
de Wazalendo et des FARDC en manque d’éthique et de discipline.
Rédaction LA PRESSE AFRICAINE
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