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Sortie imminente du gouvernement Suminwa 2 : 12 ministres devront être remplacés et 12 ministères fusionnés pour plus d’efficacité

LPA, 31 juillet 2025 — Alors que la République démocratique du Congo traverse une phase politique sensible marquée par la perspective de la sortie du gouvernement Suminwa 2, de nombreuses voix s’élèvent pour proposer des réformes profondes.

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Par LPA-OP

02 août 2025 • visibility 11367 vues

Sortie imminente du gouvernement Suminwa 2 : 12 ministres devront être remplacés et 12 ministères fusionnés pour plus d’efficacité

LPA, 01 aout 2025 — Alors que la République démocratique du Congo traverse une phase politique sensible marquée par la perspective de la sortie du gouvernement Suminwa 2, de nombreuses voix s’élèvent pour proposer des réformes profondes. Parmi elle, Moïse Chirha Masonga, se qualifiant de « Penseur étonné », apporte une vision claire et structurée pour revitaliser l'exécutif congolais, en insistant sur la nécessité d'une réduction drastique des effectifs ministériels et la fusion de plusieurs ministères afin d'optimiser le fonctionnement de l'État.

Des fusions ministérielles pour réduire les coûts et améliorer l'efficacité

Le gouvernement actuel, fort de ses 57 membres, souffre d’une lourdeur administrative coûteuse et d’une efficacité limitée. Pour y remédier, Moïse Chirha Masonga propose de réduire la taille de l'équipe gouvernementale à 39 membres, avec un Premier ministre, deux vice-Premiers ministres, 24 ministres et 12 vice-ministres.

Sa vision comporte la fusion de 12 ministères pour des raisons de cohérence, parmi lesquelles :

  1. Urbanisme, Habitat, Aménagement du territoire et Affaires foncières.
  2. Justice, Garde des Sceaux et Droits humains.
  3. Environnement et développement rural.
  4. Affaires étrangères, Francophonie, Coopération internationale et Intégration régionale.
  5. Agriculture, sécurité alimentaire, pêche et élevage.
  6. Jeunesse, Sports, Loisirs et Éveil patriotique.
  7. Culture, Arts et Tourisme.
  8. Économie et commerce extérieur.
  9. Mines, Énergies, Ressources hydrauliques, Électricité et Hydrocarbures.
  10. Emploi et formation professionnelle.
  11. Enseignement supérieur, universitaire et recherche scientifique.
  12. Affaires sociales, humanitaires et inclusion des personnes en situation de handicap.

Une réforme du gouvernement pour une meilleure gouvernance

Outre les fusions, des mesures organisationnelles sont proposées pour simplifier la structure ministérielle :

  • Réduction du nombre de vice-premiers ministres à deux (Défense nationale et Intérieur), avec une exigence que ceux-ci ne proviennent pas du même parti politique.
  • Suppression des ministères d'État et ministères délégués afin d'éliminer les doublons et réduire le train de vie étatique.
  • Limitation des cabinets politiques à 15 membres, déléguant les fonctions d’appui aux fonctionnaires des secrétariats généraux.
  • Recentrage du secteur de la Prévoyance sociale sous le ministère du Travail pour une plus grande cohérence d'action.

12 ministres pointés pour inefficacité, longévité ministérielle et manque de résultats

Le « Penseur Étonné » souligne que plusieurs ministres actuels doivent être remplacés en raison de leur inefficacité, de suspicions de détournements, ou d'une absence manifeste de résultats probants. Parmi eux figurent notamment les ministres de la Défense, des Transports, du Budget, des ITP, des Finances, de la Fonction publique, ainsi que ceux des ministères concernés par les fusions évoquées – comme le Commerce extérieur, le Développement rural, la Justice, l'Agriculture ou encore l'Environnement.

Il fustige cette "longévité ministérielle" de certains Ministres ne permettant pas une bonne évaluation de leur apport et bloquant toute rotativité administrative et l'égalité des chances pour d'autres ministrables aux compétences avérées.

Vers un gouvernement plus restreint et performant

Cette refonte permettrait de faire passer le gouvernement congolais d’une cinquantaine de membres à une structure plus agile et efficiente, à moins de 40 personnes, tout en réduisant significativement les coûts liés au fonctionnement des institutions.

La proposition de Moïse Chirha Masonga se veut comme une avancée majeure vers un redressement institutionnel indispensable pour relancer la RDC. Dans le contexte actuel de la politique congolaise, la sortie du gouvernement Suminwa 2 apparaît comme une opportunité pour repenser la gouvernance en RDC.

Les recommandations de réorganisation et de rationalisation des ministères pourraient permettre d’engager enfin le pays sur la voie d’une meilleure efficience administrative et d’une croissance soutenue. La balle est désormais dans le camp des décideurs pour concrétiser ces réformes profondes.

 

Pascal BAHUNDE – Rédaction LA PRESSE AFRICAINE

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