Rémunération des artistes chrétiens : vers une dévalorisation des serviteurs de Dieu
Dans le monde de la musique chrétienne, la question de la rémunération des artistes soulève d’importants débats. Cédric Mapendano, artiste adorateur, a partagé ses réflexions lors d’un entretien avec La Presse africaine ce samedi 7 décembre 2024, soulignant que de nombreux musiciens justifient le besoin de fixer des tarifs en raison des coûts liés à la production d’événements, notamment la location de salles et le paiement des musiciens.
Dans le monde de la musique chrétienne, la question de la rémunération des artistes soulève d’importants débats. Cédric Mapendano, artiste adorateur, a partagé ses réflexions lors d’un entretien avec La Presse africaine ce samedi 7 décembre 2024, soulignant que de nombreux musiciens justifient le besoin de fixer des tarifs en raison des coûts liés à la production d’événements, notamment la location de salles et le paiement des musiciens.
D’un autre côté, d’autres affirment que « celui qui travaille à l’hôtel mange à l’hôtel », soulignant ainsi le droit à une compensation pour leur talent.
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Monsieur Mapendano interroge ces
pratiques et rappelle que, tout en étant professionnels, les artistes de
louange doivent garder à l’esprit leur mission divine. « Heureux sont ceux qui veulent servir Dieu en vérité, car Dieu est le
vrai rémunérateur », affirme-t-il, citant Hébreux 11 :6. Il insiste sur le
fait que les artistes doivent offrir leurs talents « sans rien attendre des hommes », car, selon lui, « les hommes n’ont rien à nous donner ».
Il plaide pour une approche plus
spirituelle de la musique : « Nous devons
produire des événements d’adoration avec pour but la délivrance des hommes et
l’élévation du nom de Dieu. » En partageant son expérience, il explique
qu’il n’a jamais facturé ses concerts et que « Dieu touche ceux qui veulent soutenir son œuvre ». Il encourage
également les artistes à utiliser les réseaux sociaux comme moyen alternatif de
financement, tout en soulignant que « notre
Dieu paye plus qu’on ne peut imaginer lorsque nous lui servons en vérité ».
Cependant, cette pratique pose des
défis spirituels. Mapendano met en garde contre la tendance à considérer la
musique comme une activité génératrice de revenus, ce qui, selon lui, pourrait
« faire perdre à l’Évangile sa vraie
valeur ». Ce phénomène pourrait même conduire à une dévalorisation des
serviteurs de Dieu qui, au lieu de servir, « se servent eux-mêmes ».
Ainsi, il rappelle une vérité
essentielle : « Vous avez reçu
gratuitement et vous donnerez gratuitement. » L’appel est clair, conclut-il
: redéfinir la relation entre la musique, la foi et le service, loin des
préoccupations pécuniaires, et se concentrer sur la vocation divine de chaque
artiste chrétien.
Pascal BAHUNDE – Rédaction LPA
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