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lpa | 12 mars 2026 | 332 vues

RDC-Burundi : retour informel de centaines de réfugiés congolais à Uvira

Depuis la réouverture officielle de la frontière de Gatumba, entre le Burundi et la République démocratique du Congo (RDC) via Uvira, des centaines de réfugiés congolais installés dans des camps retournent, pour l’instant de manière informelle, dans leurs territoires d’origine. Majoritairement originaires d’Uvira, ces Congolais avaient fui la récente escalade sécuritaire provoquée par la prise d’Uvira, en province du Sud-Kivu, par le groupe rebelle AFC-M23 soutenu par le Rwanda en décembre 2025.

Face à des conditions de vie extrêmement difficiles dans les camps burundais, ces réfugiés regagnent peu à peu leurs foyers à Uvira, alors même que le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) n’a pas encore officiellement procédé à leur rapatriement. À la poste frontalière de Kavimvira dans la ville d’Uvira, on constate déjà un « point de ramassage et d’accueil des rapatriés congolais », un dispositif mis en place par le HCR pour identifier et enregistrer les Congolais franchissant la frontière de Gatumba avant de les laisser regagner leurs lieux de résidence. Un constat effectué par un reporter de La Presse africaine (LPA) depuis début mars 2026.

À noter que, lors de la 81 réunion du Conseil des ministres tenue à Kinshasa, le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, Sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Jacquemin Shabani, a indiqué que près de 22 000 Congolais seraient revenus via Uvira, en provenance du Burundi, l’un des pays voisins ayant accueilli d’importantes vagues de réfugiés en provenance de l’est de la RDC. 

Selon la même note, le retour est décrit comme « spontané », et le responsable de la sécurité nationale et territoriale, Shabani Lukoo Jacquemin, a précisé que le HCR avait été saisi afin de veiller au respect des règles internationales relatives au retour des déplacés et des réfugiés.

Les violences opposant l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, aux forces gouvernementales et la chute d’Uvira ont amplifié la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans la région, avec des répercussions sur les États voisins.

Le Burundi demeure l’un des pays les plus touchés par ces évolutions.

 

Pascal BAHUNDE – LPA Sud-Kivu



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