Minova : le service Genre, Famille et Enfants alerte sur la recrudescence des enfants de la rue
La situation devient préoccupante dans la cité de Minova, en groupement de Buzi. Madame Ornely OMBENI HAMULI, chargée de genre, famille et enfants au sein de l’administration locale, tire la sonnette d’alarme sur la présence croissante des enfants livrés à eux-mêmes dans les rues.
La situation devient préoccupante dans la cité de Minova, en groupement de Buzi. Madame Ornely OMBENI HAMULI, chargée de genre, famille et enfants au sein de l’administration locale, tire la sonnette d’alarme sur la présence croissante des enfants livrés à eux-mêmes dans les rues.
Dans une interview accordée à Presse Africaine ce lundi 23 juin, Mme OMBENI met en garde les parents de Minova et ses environs contre la négligence parentale et interdit formellement le vagabondage des enfants dans la cité.
« Ce dernier temps, j’ai remarqué, comme beaucoup d’autres, que les enfants commencent à déambuler ici et là sans objectif. C’est déjà un danger pour la communauté. Je demande aux parents de s’occuper de leurs enfants afin de préparer leur avenir », a-t-elle déclaré avec insistance.
Alors que cette pratique avait connu une nette diminution, elle semble refaire surface de manière inquiétante, mettant en péril la sécurité, l’éducation et l’avenir de la jeunesse locale.
Mme OMBENI attire également l’attention sur un phénomène trompeur observé chez plusieurs enfants supposés être à l’école : « Beaucoup d’élèves quittent la maison avec d’autres habits dans leurs sacs. Une fois loin des regards, ils changent de tenue et passent la journée ailleurs, prétendant ensuite avoir été à l’école. Cela doit cesser », dénonce-t-elle.
La responsable du service Genre, Famille et Enfants lance un appel pressant à la collaboration entre les parents et les chefs d’établissement, afin d’assurer un meilleur suivi des enfants et détecter rapidement les cas de déperdition scolaire ou de fuite vers la rue.
« Les parents ne doivent plus se contenter de croire ce que disent les enfants. Il faut des échanges constants avec les écoles pour savoir réellement où passent leurs journées », insiste Mme OMBENI.
Cette situation a des conséquences directes sur le climat sécuritaire de la cité. Rappelons que l’administrateur du marché de Minova avait récemment exprimé ses préoccupations face à la multiplication des vols, souvent attribués aux enfants errants, mettant en difficulté de nombreux commerçants. « La place de l’enfant est en famille ou à l’école, jamais dans la rue. »
La communauté de Minova est donc appelée à une prise de conscience collective pour protéger ses enfants, socle de son avenir.
Augustin Kito - LPA sud-kivu
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