Maniema : les autorités appelées à accorder plus d’attention aux personnes vulnérables de Kindu
Les personnes vulnérables du Maniema ont besoin de plus d’attention de la part des autorités et des organisations humanitaires. À Kindu, certains d’entre eux disent faire face au quotidien à plusieurs difficultés, notamment l’accès à la nourriture, aux vêtements, à l’eau potable et à un logement décent.
Les personnes vulnérables du Maniema ont besoin de plus d’attention de la part des autorités et des organisations humanitaires. À Kindu, certains d’entre eux disent faire face au quotidien à plusieurs difficultés, notamment l’accès à la nourriture, aux vêtements, à l’eau potable et à un logement décent.
Cette situation pousse le
directeur de l’ONGD Maniema Liberté à appeler les autorités provinciales à
organiser régulièrement des activités en faveur des personnes vulnérables et à
mobiliser davantage les partenaires humanitaires.
Dans une interview accordée à
votre média ce jeudi 20 août 2026, monsieur Adalbert Shabani regrette notamment
l’absence d’une activité officielle à Kindu à l’occasion de la Journée mondiale
de l’aide humanitaire, célébrée chaque 19 août.
Pour lui, cette journée ne
devrait pas être seulement une date inscrite dans le calendrier, mais une
occasion de donner la parole aux personnes en difficulté et de réfléchir à des
solutions concrètes.
« Les personnes vulnérables doivent être au centre des préoccupations des
autorités. Il faut organiser régulièrement des activités pour écouter leurs
problèmes et voir comment y apporter des réponses », explique-t-il.
Sur le terrain, les personnes concernées témoignent elles aussi de leurs difficultés. « Nous avons besoin d’aide parce que nos conditions de vie restent très difficiles. Nous demandons aux autorités et aux organisations humanitaires de penser à nous », témoigne Muzizi Kilongo.
Une autre personne vulnérable
rencontrée à Kindu souligne également les difficultés rencontrées au quotidien.
« Ce qui nous manque surtout, c’est
l’accompagnement. Nous voulons que les autorités viennent voir directement
comment nous vivons afin qu’elles puissent comprendre nos besoins »,
affirme Joël.
Pour le directeur de Maniema
Liberté, ces témoignages montrent l’importance d’une mobilisation permanente
autour des questions humanitaires.
« Les activités de ce genre permettent de rendre visibles les difficultés
de nos communautés et peuvent aussi encourager les partenaires à renforcer
leurs interventions », souligne-t-il.
Il appelle ainsi les autorités
provinciales à renforcer leur collaboration avec les acteurs humanitaires et à
multiplier les initiatives en faveur des personnes vulnérables dans les
différentes entités du Maniema.
Au-delà de la Journée mondiale
de l’aide humanitaire, les acteurs concernés souhaitent que l’assistance aux
personnes vulnérables devienne une préoccupation régulière, avec des actions
concrètes adaptées aux réalités locales.
Emmanuel NDJADI Pascal – LPA Kindu
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