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lpa | 22 juin 2026 | 480 vues

Lubero : les ONG locales encore rétissentes à la communication, un frein à leur visibilité

Dans le territoire de Lubero, plusieurs organisations locales continuent de sous-estimer la communication institutionnelle. Un constat dressé par Irave Wavomundu, expert en communication des organisations.

Selon lui, la communication constitue « la cheville ouvrière » de toute organisation. Pourtant, dans le contexte local, elle reste marginalisée, alors qu’elle permet non seulement d’améliorer la visibilité des actions, mais aussi de renforcer la crédibilité et l’identité des structures.

Peu d’ONGs locales disposent d’un véritable service de communication ou y consacrent un budget conséquent. Une situation qui entraîne une faible visibilité de leurs actions auprès des communautés.

Conséquence : la population reste souvent peu informée des interventions menées sur le terrain, ce qui favorise parfois des stéréotypes ou des critiques sur certaines initiatives, pourtant mis en œuvre selon les procédures établies.

Pour Irave Wavomundu, ne pas intégrer la communication dans la gestion des organisations constitue une erreur stratégique. Il encourage à adopter une approche plus professionnelle, où la communication ne se limite pas à la publicité, mais sert avant tout à rendre compte aux bénéficiaires et partenaires, valoriser les résultats, renforcer la transparence et mobiliser de nouveaux soutiens.

Il recommande également d’intégrer la communication dès la conception des projets, à travers la collecte de témoignages, la production de contenus audiovisuels, la rédaction de rapports et leur diffusion sur les médias et réseaux sociaux.

Sans forcément recruter un spécialiste à temps plein, les ONG peuvent désigner un point focal chargé de documenter les activités, gérer les archives et assurer les relations avec les médias locaux.

Les radios communautaires, télévisions et médias en ligne peuvent également jouer un rôle clé dans la visibilité des actions et la sensibilisation des populations.

Pour cet expert, diplômé en communication à l’Université de l’Assomption au Congo, les organisations ne devraient pas se limiter à communiquer lors des ateliers ou des visites des bailleurs, mais adopter une communication régulière basée sur les témoignages, les résultats et l’impact réel des projets.

Il encourage enfin les ONGs à recourir ponctuellement à des spécialistes en communication pour élaborer des stratégies, former les équipes et améliorer la qualité des contenus diffusés.

« Une ONG qui ne communique pas, n’est pas forcément inactive, mais elle prive ses actions de visibilité, ses partenaires de preuves d’impact et ses bénéficiaires d’une source essentielle d’information », conclut-il.

Pour rappel, le monde a célébré, dimanche 22 juin, la Journée mondiale des communications sociales, une occasion de rappeler l’importance de la communication dans les organisations.


Rédaction LA PRESSE AFRICAINE 



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