Kasaï/Recrudescence d'insécurité : La Société civile dénonce le chantage dans la gestion
Le réseau de protection des défenseurs des droits humains (RPDDH) critique le chantage dans la gestion du gouverneur Crispin Mukendi au Kasaï, qui détourne l'attention des problèmes réels en jouant sur la fraternité, le tribalisme et le népotisme, entravant ainsi l'évolution de la province.
Le réseau de protection des défenseurs des droits humains
(RPDDH) critique le chantage dans la gestion du gouverneur Crispin Mukendi au
Kasaï, qui détourne l'attention des problèmes réels en jouant sur la
fraternité, le tribalisme et le népotisme, entravant ainsi l'évolution de la
province.
Cette réaction fait suite à l'assassinat d'un jeune homme
par un policier, le mardi 8 octobre 2024, à Dibumba 1, chef-lieu de la
province. Le RPDDH appelle à une réforme de la police nationale congolaise et à
un meilleur encadrement des services de sécurité afin d'éviter l'infiltration,
le banditisme et les abus des droits humains.
Il propose au gouvernement provincial et national de
réviser les stratégies de sécurité, de réformer la police en tenant compte du
profil des candidats à intégrer le service, d’équiper les autorités policières
et d’améliorer leurs conditions de vie pour qu'elles puissent remplir
efficacement leur mission. Selon ce dernier, le gouverneur doit se tourner vers
des bailleurs pour une collaboration constructive, sans imposition de méthodes.
« Malgré
l’évolution des dons, il ne faut pas oublier que le Kasaï reste post-conflit.
Le gouverneur doit prioriser la sécurité des citoyens en évitant que les
policiers et les FARDC soient excessivement armés », insiste-t-il tout
en appelant les partenaires à redéfinir les stratégies de sécurisation de la
population.
« Quand on veut que la province puisse avancer, on ne doit pas frapper
les mains parce que c'est notre frère qui est dans une quelconque institution,
même s'il ne sait quoi faire. On ne peut pas accepter tout en se montrant
respectueux des droits que certains journalistes ou défenseurs des droits
humains ne puissent participer à certains forums ou activités organisés par le
pouvoir tout simplement parce qu'ils ont apporté des critiques à la gouvernance
», a conclu le point focal de RPDDH Kasaï.
Henri Ntambue – LPA Tshikapa
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