FR EN
Logo LPA - OP
Sécurité • National

Kasaï/Recrudescence d'insécurité : La Société civile dénonce le chantage dans la gestion

Le réseau de protection des défenseurs des droits humains (RPDDH) critique le chantage dans la gestion du gouverneur Crispin Mukendi au Kasaï, qui détourne l'attention des problèmes réels en jouant sur la fraternité, le tribalisme et le népotisme, entravant ainsi l'évolution de la province.

LPA - OP

Par LPA-OP

10 octocbre 2024 • visibility 365 vues

Kasaï/Recrudescence d'insécurité : La Société civile dénonce le chantage dans la gestion

Le réseau de protection des défenseurs des droits humains (RPDDH) critique le chantage dans la gestion du gouverneur Crispin Mukendi au Kasaï, qui détourne l'attention des problèmes réels en jouant sur la fraternité, le tribalisme et le népotisme, entravant ainsi l'évolution de la province.

Cette réaction fait suite à l'assassinat d'un jeune homme par un policier, le mardi 8 octobre 2024, à Dibumba 1, chef-lieu de la province. Le RPDDH appelle à une réforme de la police nationale congolaise et à un meilleur encadrement des services de sécurité afin d'éviter l'infiltration, le banditisme et les abus des droits humains.

Il propose au gouvernement provincial et national de réviser les stratégies de sécurité, de réformer la police en tenant compte du profil des candidats à intégrer le service, d’équiper les autorités policières et d’améliorer leurs conditions de vie pour qu'elles puissent remplir efficacement leur mission. Selon ce dernier, le gouverneur doit se tourner vers des bailleurs pour une collaboration constructive, sans imposition de méthodes.

« Malgré l’évolution des dons, il ne faut pas oublier que le Kasaï reste post-conflit. Le gouverneur doit prioriser la sécurité des citoyens en évitant que les policiers et les FARDC soient excessivement armés », insiste-t-il tout en appelant les partenaires à redéfinir les stratégies de sécurisation de la population.

« Quand on veut que la province puisse avancer, on ne doit pas frapper les mains parce que c'est notre frère qui est dans une quelconque institution, même s'il ne sait quoi faire. On ne peut pas accepter tout en se montrant respectueux des droits que certains journalistes ou défenseurs des droits humains ne puissent participer à certains forums ou activités organisés par le pouvoir tout simplement parce qu'ils ont apporté des critiques à la gouvernance », a conclu le point focal de RPDDH Kasaï.

 

Henri Ntambue – LPA Tshikapa

À Lire Aussi