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Kasaï oriental : à Tshitenge, la police empêche la marche des militants de Congo Espoir qui contestent l'invalidation de Serge Mukendi.

Les membres et sympathisants du parti politique Congo Espoir A24 n'ont pas réussi à marcher ce samedi 23 mars 2024 dans les rues du chef-lieu du territoire de Tshilenge, au Kasaï oriental.

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Par LPA-OP

24 mars 2024 • visibility 856 vues

Kasaï oriental : à Tshitenge, la police empêche la marche des militants de Congo Espoir qui contestent l'invalidation de Serge Mukendi.

Les membres et sympathisants du parti politique Congo Espoir A24 n'ont pas réussi à marcher ce samedi 23 mars 2024 dans les rues du chef-lieu du territoire de Tshilenge, au Kasaï oriental.

La marche était organisée pour dire non à l'arrêt de la Cour constitutionnelle invalidant Serge Mukendi Kanyinda remplacé désormais par Freddy Tshibangu Kabula à l'Assemblée nationale.

Ils ont été dispersés en pleine marche par les éléments de la police nationale congolaise sous autorisation de l'administrateur assistant Polad, Jean-Claude Tshiteya Kasaka qui, devant la presse, a affirmé que « leur lettre d'information ne respecte pas les normes ».

Le président fédéral de Congo Espoir à Tshilenge, Muado Mualaba, regrette, quant à lui, le fait que leur lettre d'information a été déposée dans le délai, mais l'autorité territoriale n'avait pas répondu pour autoriser ou interdire ; ce qu'il qualifie de partialité.

« Nous avions bien avant informé notre administration du territoire, mais ce que nous n'avons pas compris, c'est qu'en retour, il n'y avait ni oui ni non. Étant déjà mobilisés, nous nous sommes décidés à toujours marcher », a répondu le responsable de Congo Espoir/Tshilenge à une question de nos confrères de la RTPA.

De son côté, le colonel chef de district de la PNC/Tshilenge, Laurent Lupangu, qui a exécuté le mot de l'ATA pour assurer la sécurité des personnes, s'étonne au point que ces militants ont, avant de faire des tapages nocturnes à la veille, fait passer uniquement un communiqué à la radio. Cet agent de l'ordre rassure que s'ils suivront toutes les procédures pour organiser leur marche demain ou après-demain, la police s'en chargera de leur sécurité.

Plus d'un observateur pense en outre que pour contester les arrêts de la Cour constitutionnelle, les partis ou regroupements n'ont pas raison de marcher, mais plutôt ils doivent apporter des preuves à la haute cour en cas d'erreur matérielle.

 

Honoré MUABI/ LPA - Kananga

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