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lpa | 01 mai 2026 | 821 vues

Justice militaire à Uvira : "Qu'il soit Wazalendo ou FARDC, fini la récréation"

Après plusieurs mois de suspension due à l’instabilité sécuritaire liée à la rébellion de l’AFC-M23, le tribunal militaire de garnison d’Uvira a officiellement repris ses audiences ce jeudi 30 avril 2026. Ceci marque une étape importante dans le rétablissement de l’autorité de l’État et de l’ordre judiciaire dans cette deuxième ville de la province du Sud-Kivu chef-lieu provisoire des institutions de la province, à l’Est de la RDC.

Cette reprise est accueillie avec soulagement par la population locale, longtemps confrontée à un vide judiciaire. « Nous sommes ravis, parce que cela prouve que l’autorité de l’État se rétablit. La justice va nous aider à éradiquer la délinquance et restaurer l’État de droit », témoigne Kiza Mugingi, un jeune d’Uvira. Pour lui, ce retour des audiences constitue également un message fort à l’endroit des auteurs d’infractions : « Fini la récréation pour ceux qui agissaient en dehors de la loi ».

Les acteurs de la société civile partagent cet optimisme prudent. Me Ghislain Barhahiga Kabamba, défenseur judiciaire, souligne que l’absence prolongée des juridictions avait favorisé l’impunité, dans un contexte marqué par des violations graves des droits humains, notamment des assassinats, viols, vols et actes de torture. « Désormais, qu’il s’agisse de militaires FARDC, de Wazalendo ou de policiers, toute infraction sera sanctionnée », affirme-t-il.

Du côté des autorités, la reprise des audiences est présentée comme une priorité stratégique. Gaston Esango, directeur de cabinet du ministre de la Justice et garde des sceaux, évoque « un motif de joie et de responsabilité », rappelant que le retour de la justice militaire était une urgence dans cette zone encore sous tension. Il annonce également la relance progressive des juridictions civiles, notamment le tribunal de paix et le tribunal de grande instance.

Pour cette première audience de réouverture, deux dossiers étaient inscrits à l’extrait de rôle : celui d’un chef Muzalendo, poursuivi pour tentative de meurtre et outrage à magistrat, et celui d’un officier des FARDC accusé de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort. Après audition des parties civiles et du ministère public, les affaires ont été renvoyées respectivement aux 5 et 12 mai prochains.

 

Pascal BAHUNDE – LPA Sud-Kivu



0 Commentaire :

  1. Merci pour la reprise infiniment pour la reprise de justice militaire. Inspecteur Territorial des sociétés civiles MSCO-KALEHE signe.



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