Ishovu : plus de 17 cas de choléra signalés chaque semaine depuis juin
L’aire de santé d’Ishovu fait face à une recrudescence des maladies d’origine hydrique, avec plus de 17 cas de choléra enregistrés chaque semaine depuis le mois de juin.
Dans
un entretien accordé au reporter de La Presse africaine, Emmanuel Ngaboyeka,
infirmier titulaire du centre de santé local explique que la situation est
principalement liée au manque d’eau potable et aux mauvaises conditions
d’hygiène dans la zone.
Faute
d’une source d’eau potable fiable, plusieurs habitants sont contraints de
recourir à l’eau du lac, consommée sans traitement adéquat. Une situation qui,
selon Emmanuel Ngaboyeka, expose davantage la population aux maladies dites des
« mains sales ».
«
L’eau, c’est la vie », a-t-il rappelé, appelant les autorités et les
partenaires humanitaires à intervenir pour rétablir durablement l’accès à l’eau
potable à Ishovu.
Le
manque de latrines constitue l’autre facteur préoccupant. Plusieurs ménages ne
disposent pas d’installations sanitaires appropriées, favorisant la défécation
à l’air libre. Les matières fécales sont ensuite dispersées dans
l’environnement, notamment par les animaux, augmentant les risques de
contamination.
Face à
cette situation, l’infirmier titulaire appelle les autorités locales,
territoriales et nationales, ainsi que les organisations humanitaires, à
conjuguer leurs efforts pour améliorer l’accès à l’eau potable et promouvoir la
construction de latrines dans les ménages.
Il
rappelle également que les robinets installés à Ishovu avec l’appui de Tearfund sont actuellement en panne. Cette défaillance
aurait privé la population d’un accès essentiel à l’eau potable et contribué à
aggraver sa vulnérabilité face aux maladies hydriques.
Pour
Emmanuel Ngaboyeka, des interventions urgentes sont nécessaires afin de limiter
la propagation du choléra et préserver la santé des habitants d’Ishovu.
Jean
Bujenje – LPA Minova
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