Idjwi : nous risquons d'enterrer nos enfants et nos femmes par manque de nourritures (déplacés de guerre)
Les déplacés de guerre en provenance des territoires de Masisi et Kalehe installés à Idjwi lancent un cri d'alarme au gouverneur du Sud-Kivu pour une assistance urgente.
Les déplacés de guerre en provenance des territoires de Masisi et Kalehe installés à Idjwi lancent un cri d'alarme au gouverneur du Sud-Kivu pour une assistance urgente.
Ceci est contenu dans une
correspondance adressée à l’autorité provinciale et dont une copie est parvenue
à la rédaction de lapresseafricaine.net ce vendredi 31 janvier 2025, pour
exprimer les conditions de vie déplorables dans lesquelles ils vivent.
Rubin Mapendano, membre du comité de
ces déplacés, rappelle que depuis leur arrivée dans différents coins du
territoire d'Idjwi le 20 janvier dernier, ils vivent dans des conditions
catastrophiques et abandonnés à leur triste sort.
« Il
semble que le gouvernement provincial du Sud-Kivu ne sait pas encore que nous
sommes à Idjwi comme déplacés de guerre. Nous sommes ici sans manger,
sans boire, sans abri, sans quoi que ce soit. Nous traversons une période
très difficile de notre vie », dénonce Rubin Mapendo.
Pour tenter de sortir de ce gouffre,
le comité de déplacés s'en remet entre les mains du gouverneur de province et
des organisations humanitaires.
« Bien que déplacés de guerre, un minimum de conditions doit être réuni
pour que nous puissions vivre. Imaginez, nous avons besoin de nourriture, il
n'y en a pas, et nous risquons d'enterrer nos enfants et nos femmes, car nous
n'avons rien à mettre sous la dent. Nos droits aux installations
sanitaires et l'accès à l'eau potable, qui ne sont pas dans nos sites. Nous
avons droit aux abris, car quand il pleut, nous n'avons pas où passer la nuit,
et même quand il fait très chaud, nous n'avons pas où nous abriter. Nous
demandons au gouverneur de province de penser à tout cela parce que nous sommes
dans une zone où tous nos droits semblent être ignorés »,
regrette-t-il.
Depuis les alertes lancées par des
acteurs de la société civile d'Idjwi et des médias, aucune assistance n'a
jusque-là été fournie en faveur de ces milliers de personnes en détresse.
Richelieu BYAMANA – LPA Sud-Kivu
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