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lpa | 22 janvier 2026 | 2094 vues

Idjwi : ces assassinats par corde qui font rage à Nyakalengwa

En l'espace d'une semaine, deux personnes sont retrouvées mortes avec des traces de tortures et étranglement par corde dans deux villages du groupement Nyakalengwa, chefferie Ntambuka, territoire d'Idjwi en province du Sud-Kivu.

Ces actes choquent et inquiètent la population qui n'arrivent pas à comprendre pourquoi certains citoyens ôtent la vie aux autres avec corde pour des finalités obscures.

Certaines révoltées hausse la voix 

C'est le cas du mouvement citoyen OBAPG-RDC (Observatoire d'Actions Parlementaires pour la Bonne Gouvernance) dans la chefferie Ntambuka et la société civile, qui alerte l'opinion publique et les autorités en charge de la sécurité sur la montée de ces cas dans le groupement Nyakalengwa.

Bienfait Shamavu, membre d'OBAPG, confirme à lapresseafricaine.net le mercredi 21 janvier 2026, que 3 personnes ont déjà perdu la vie dans ces circonstances seulement entre novembre 2025 et janvier 2026.

La population sous un désarroi total 

Le 14 janvier 2026, un certain Ombeni Katakufa du village Buhagwa a disparu alors qu'il avait pris le soin d'informer sa famille le lieu où il devrait passer nuit dans le village voisin de Bwina. Un jour après, les membres de sa famille avec d'autres habitants du village, se sont rendus à Bwina afin de tenter le retrouver, malheureusement la situation avait dégénéré. Sous colère des habitants, deux maisons d'un homme incriminé comme auteur de cette disparition étaient incendiées et deux autres détruites dans une forme de vengeance populaire. Des habitants venus du village Buhagwa s'étaient fait arrêté par les forces de l'ordre pour tenter de calmer la situation. 

Un jour plus tard, Ombeni Katakufa a été retrouvé mort et jeté dans le lac près des maisons incendiées, selon la société civile locale.

"Son coprs avait des traces de tortures, poignardé avec un couteau, des traces au coup et certains parties coupés et emportés par ses assassins", explique Hermando Zabona, président la société civile. 

Le 19 janvier 2025, un autre vieux homme du nom de Vincent, habitant du village Karama, toujours dans le groupement Nyakalengwa a été aussi pris pour cible sous le même modus operandi.

Des images partagées dans les réseaux sociaux montrent le vieux de près de 70 ans allongé au sol, étranglé, avec des traces au coup.

Bienfait Shamavu, rappelle que qu'un autre homme du nom de Zaïroiss Rugomwa, natif du village Buhagwa avait été retrouvé mort et pendu sur un arbre vers la fin de l'année 2025 dans le village Bwina.

Celui-ci plaide pour les enquêtes rigoureuses afin de mettre la main sur les autres de ces actes et des sanctions sévères conformément à la loi.

"J'appelle les autorités en charge de la sécurité d'engager les enquêtes sérieuses et indépendantes pour retrouver les auteurs de ces crimes et libérer les innocents sans aucune exigence. Il est inacceptable que les paisibles citoyens soient assassiné comme ça et que les auteurs disparaissent dans le milieu ",  souligne-t-il.

Ces pratiques plongent la population dans une autre forme d'insécurité et brise la cohésion sociale entre habitants des villages où des familles risquent de s'affronter après pertes en vies humaines et matérielles. 


Richelieu Byamana - LPA Sud-Kivu



0 Commentaire :

  1. Très très deplorable, le Groupement Nyakalengwa, jadus très sècurisè du Territoire insulaire d'idjwi en Province du Sud-Kivu, Rd congo, devient en ce temp cible d'ibsecurité à la surprise de tout un chacun. Nous proposons une prise de conscience populaire , du somet à la base afon de litter contre ce fléau. Une sensibilisation par les autoritès competentes estnecessaire. La sociv et autres acteurs doivent s'impliquer.



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