Idjwi : ce récit effrayant de Maisha, kidnappé et libéré 6 jours après paiement de plus de 1150 dollars
Quatre (4) personnes, dont Maisha Munihuzi, habitant du village Muganzo, chefferie Rubenga, ont été kidnappées à Ruhundu en chefferie Ntambuka le 30 juin dernier alors qu'elles revenaient d'un voyage.
Quatre (4) personnes, dont Maisha Munihuzi, habitant du village Muganzo, chefferie Rubenga, ont été kidnappées à Ruhundu en chefferie Ntambuka le 30 juin dernier alors qu'elles revenaient d'un voyage.
Lors de son entretien avec LA PRESSE AFRICAINE ce jeudi 9
juillet 2026, la victime affirme qu'ils ont été torturés pendant six jours, dépouillés
de leurs biens matériels et de l'argent avant d'être déshabillés par ces bandits, qui ont aussi exigé une grosse rançon avant toute libération.
« Par manque
d'occasion pour atteindre Bugarula, j'étais obligé de prendre une petite pirogue
à rame depuis Kabonde (territoire de Kabare) afin de me déposer à Ruhundu, un
peu loin du port de Monvu. Nous étions à
4 dans la pirogue et sommes bien arrivés vers 18h30 car nous devrions tenter
une autre occasion pour rejoindre nos familles. Quelques minutes plus tard, un
homme muni d'une machette et une hache est sorti de nulle part dans la brousse
s'était approché de nous. En suite un autre est arrivé en possession de ces
mêmes armes blanches. D'un coup, un autre homme lui muni d'une arme de feu
était arrivé et directement ils commençaient à nous intimider, ravir tout ce
que nous avions et nous avions été ligotés jusqu'à 22 heures », explique-t-il.
Un réseau de bandits bien organisés ?
Notre source fait des révélations qui pousseraient à
croire que ceux qui les ont kidnappés font partie d'un réseau qui a ses collaborateurs
basés dans cette partie de l'île d'Idjwi.
« Un petit hors-bord était arrivé là où ces bandits nous avaient jetés, nous étions aussi couverts d'une grande bâche avant de nous amener à une destination totalement inconnue. Dans la même nuit, 5 motards étaient arrivés au lieu d'accostage et nous étions partis avant de monter dans une grande forêt, qui est le quartier général de ces criminels. Là, nous devrions être tabassés comme des serpents et séquestrés tous les jours, matin et soir », ajoute-t-il.
Difficile pour notre interlocuteur de s'apercevoir des
identités ni du langage de leurs ravisseurs pendant toute la période de
captivité.
« Ils nous
parlaient en swahili difficilement compréhensible quand ils nous forçaient à écrire
des messages à nos familles pour envoyer de l'argent. Nous avions rencontré
quatre autres personnes détenues là-bas. Au cinquième jour, ces bandits avaient
retiré trois d'entre nous en disant que leurs parents ou autres membres de
famille n'ont rien envoyé et qu'ils devraient être placés dans un autre coin. Mais
après ils les avaient tués », dit-il.
Maisha Munihuzi note qu'à sa libération, avec deux autres
victimes, ces bandits les avaient mis dans un véhicule pour les déposer près
d'un port vers Katana en territoire de Kabare, presque mourants. C'est ainsi
qu'il a rejoint sa famille miraculeusement par la grâce divine.
Qui sont les complices et
espions de ces criminels ?
Les services de sécurité du territoire d'Idjwi et de la
province sont appelés à s'investir, identifier la piste et arrêter toute
personne impliquée dans ce réseau de bandits qui nuisent aux pauvres citoyens.
La Rédaction
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