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Goma : 18 cas d’atteinte à la liberté de la presse depuis janvier 2024, des chiffres alarmants (AFEM)

L’Association des femmes de médias (AFEM) a répertorié 18 cas d’atteinte à la liberté de la presse et de violations des droits des journalistes en ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, depuis le début de l’année 2024.

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Par LPA-OP

30 novembre 2024 • visibility 511 vues

Goma : 18 cas d’atteinte à la liberté de la presse depuis janvier 2024, des chiffres alarmants (AFEM)

L’Association des femmes de médias (AFEM) a répertorié 18 cas d’atteinte à la liberté de la presse et de violations des droits des journalistes en ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, depuis le début de l’année 2024.

C’est dans le cadre du projet « Une presse libre, professionnelle, inclusive et plurielle pour l’accès de différentes couches sociales à l’information fiable au Nord et Sud Kivu », appuyé par l’ambassade de l’Allemagne en RDC que la cellule de monitoring de l’AFEM a abouti à cette documentation.

Ces chiffres ont été révélés par cette organisation de défense des droits des journalistes au cours d’une conférence de presse ce samedi 30 novembre 2024 où ont pris part les responsables des médias, les journalistes ainsi que certains officiers de la Police nationale congolaise.

Au cours de cette conférence, l’association des femmes des médias AFEM révèle que de ces 18 cas de violations et d’atteintes à la liberté de la presse, 13 ont été subis par des journalistes hommes et 5 subis par des journalistes femmes.

Ils ont été soit harcelés, soit battus, agressés, ou soit arrêtés sans jugement aucun juste pour avoir exercé juste leur profession ou à cause de leur qualité de journaliste, des atteintes graves qui doivent interpeller les responsables étatiques et sécuritaires, à en croire Rose Mathe, point focal de l’AFEM en ville de Goma.

Celle-ci a révélé par exemple qu’un journaliste de la radio UB FM de Goma a été victime de menaces de mort de la part des inconnus, le deuxième cas a été d’un journaliste de Bora FM de Goma, qui, en juillet dernier, a été victime d’une incursion à son domicile des bandits armés qui lui ont pris tous ses matériels de travail ainsi que de l’argent, l’autre cas est celui d’une femme journaliste, reporter à une des chaînes de radio de Goma, qui a été victime d’agression en ce mois de novembre. Elle a été agressée par 4 hommes armés, dont deux en tenues militaires qui l’ont dépouillé de tous ses matériels alors qu’elle revenait aussi du travail... "Aux 17e et 18e cas, il s’agit de deux journalistes qui ont échappé de justesse à une attaque armée au quartier Mugunga en ville de Goma, en septembre dernier. Alors qu’ils circulaient librement, un homme armé, sur une moto, les a arrêtés et les a contraints à lui remettre tous leurs effets personnels", déplore-t-elle.

Au regard de ce tableau sombre d’atteintes à la liberté de la presse, l’association des femmes des médias recommande ce qui suit :

  1. Aux autorités et responsables des médias d’avoir un œil regardant dans la mise en application des lois qui régissent les journalistes et de collaborer étroitement afin de mieux s’engager pour assurer la sécurité de la presse et le respect des droits des journalistes et de créer un environnement sécurisé en faveur des journalistes,
  2. Aux journalistes : d’éviter des endroits qui mettent en péril leur sécurité, de commencer par se sécuriser soi-même et d’éviter de la maison à des heures tardives, d’analyser le contexte du milieu avant de se rendre sur le terrain pour minimiser le risque de se mettre en danger et de veiller à toujours avoir ses identifiants (gilets, casque, carte de presse, etc.) pour des reportages de manifestation, mais aussi de respecter le code d’éthique et de déontologie lors de l’exercice de leur travail et d’éviter le végétarien, que ce soit sur le terrain et que ce soit en milieu de travail.

 

Victoire Muliwavyo – LPA Goma, Nord-Kivu

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