Sociétés

LPA
lpa | 11 mars 2026 | 246 vues

Crise humanitaire : la malnutrition compromet le développement cognitif et physique des enfants

À Uvira, la malnutrition infantile s’impose comme une crise silencieuse mais dévastatrice. Elle affecte gravement le développement cognitif et physique des enfants, en particulier ceux issus des familles déplacées, déjà fragilisées par les conflits et les conditions de vie précaires.

Selon des sources sanitaires locales, un nombre croissant d’enfants souffrent de malnutrition aiguë, y compris des cas sévères nécessitant une prise en charge urgente. Cette situation s’inscrit dans un contexte humanitaire complexe marqué par l’insécurité, les déplacements massifs de population et la pauvreté persistante.

Lors d’une interview, le médecin chef de la zone de santé d’Uvira, Dr Panzu Nimi, a tiré la sonnette d’alarme sur l’ampleur du phénomène. Selon lui, la malnutrition chez les enfants entraîne des conséquences immédiates et graves sur leur santé, notamment une vulnérabilité accrue aux maladies, un retard de croissance et des troubles du développement intellectuel.

« Les enfants malnutris sont plus exposés aux infections et ont moins de chances de survivre sans une prise en charge adéquate », a-t-il souligné.

De son côté, la responsable de l’Unité Nutritionnelle Thérapeutique Intégrée (UNTI), Madame Safi, met en lumière les principales causes de cette crise. Parmi celles-ci figurent l’insécurité alimentaire, le manque d’accès à une alimentation équilibrée, les mauvaises pratiques alimentaires et les conditions de vie difficiles dans les sites de déplacés.

Elle insiste également sur l’impact global de la malnutrition : « Au-delà des enfants, c’est toute la communauté qui est affectée. Les familles sont confrontées à des charges supplémentaires et à une détérioration de leurs conditions de vie. »

Face à cette situation, certaines organisations locales se mobilisent. C’est le cas de l'APEBD asbl, qui intervient dans la prise en charge des enfants malnutris.

Selon Life Mugunduzi André, l’organisation met en place des actions concrètes, notamment le dépistage, la prise en charge nutritionnelle et la sensibilisation des familles. « Nous travaillons à réduire les cas de malnutrition en accompagnant les communautés et en renforçant les capacités locales », explique-t-il. Malgré ces efforts, les besoins restent immenses. La crise de la malnutrition à Uvira nécessite une réponse coordonnée et durable impliquant les autorités, les partenaires humanitaires et les communautés locales.

Cet article est rédigé dans le cadre du projet Habari za Mahali, financé par La Benevolencija et exécuté par le consortium UNPCCOMEL-RDC et UFMP.

 

 La Rédaction

 

 

 

 



0 Commentaire :



Laissez votre commentaire