Beni : 26 corps sans vie retrouvés dans la forêt sont déposés à la morgue de l’hôpital de OICHA
Les dommages causés par les rebelles ADF Nalu lors de leurs attaques simultanées le matin du samedi 10 août 2024 dans le village Mukoni, situé à 2 kilomètres à l'ouest du centre de Mamove, dans le secteur de Beni-Mbau, groupement de Batangi-Mbau, dans le territoire de Beni, sont revus à la hausse.
Les
dommages causés par les rebelles ADF Nalu lors de leurs attaques simultanées le
matin du samedi 10 août 2024 dans le village Mukoni, situé à 2 kilomètres à
l'ouest du centre de Mamove, dans le secteur de Beni-Mbau, groupement de
Batangi-Mbau, dans le territoire de Beni, sont revus à la hausse.
Alors
que le président de la société civile à Beni, monsieur Kinos Katuho, lors d'une
entrevue téléphonique avec La Presse africaine fait un bilan de 18 personnes
tuées, 4 maisons et 2 motos incendiées, 14 personnes portées disparues et un
homme blessé par balle à Baeti, un village situé à 5 kilomètres au nord-ouest
de Memove.
L’Association
nationale des victimes du Congo (ANVC), coordination provinciale du Nord-Kivu,
parle de plusieurs dégâts enregistrés lors de cette incursion et de perte en
vies humaines, dont 26 personnes lâchement tuées.
Selon
cette organisation de défense des droits des victimes au Congo, il y a d’abord
26 corps retrouvés dans la forêt sans vies le matin de ce lundi 12 août 2024
qui sont déjà déposés à la morgue de l’hôpital de OICHA et les recherches
continuent pour chercher d’autres corps qui traînent encore dans la forêt.
Pour
monsieur Kinos Katuho, président de la société civile à Beni lors d’une
interview téléphonique avec La Presse africaine, ces attaques sont menées sous
l’œil impuissant des militaires des FARDC qui sont dans la zone, car, dit-il,
ces derniers sont déjà fatigués par cette guerre qui dure depuis plusieurs
décennies déjà.
« Ils
ont beaucoup travaillé et ils méritent un remplacement rapide afin de sauver la
situation », indique notre source, tout en appelant le gouvernement
congolais à prendre ses responsabilités et en mettant en garde la population
civile qui ravitaille et qui collabore avec l’ennemi (ADF) afin de gagner
quelque chose.
Cette
structure de la société civile sollicite aussi le renforcement des troupes des
FARDC sur terrain et le lancement des opérations conjointes UPDF-FARDC, car,
selon cette source, c’est depuis le 14 juillet que les civils sont exécutés
tous les jours sans aucune intervention militaire.
De son
côté, l’ANVC, dans une correspondance adressée au gouverneur militaire du
Nord-Kivu, demande la réparation pour toutes les familles victimes,
conformément à la loi n° 22/065 du 26 décembre 2022 fixant les principes
fondamentaux relatifs à la protection et à la réparation des victimes de
violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la
paix et la sécurité de l’humanité en ses articles 10 et 11.
Ensuite,
la prise en charge médicale et psychosociale de toutes les familles éprouvées
par le gouvernement congolais, l’enterrement digne de tous les illustres
disparus, en présence des membres des associations de défense des droits
humains nationaux et internationaux et le lancement des offensives simultanées
mixtes des FARDC et Wazalendo contre toutes les positions des criminels
jusqu’au dernier retranchement pour ainsi permettre aux citoyens de cette
entité de regagner leurs milieux respectifs.
Rédaction LPA
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