À Uvira, les ballets traditionnels se valorisent pour la construction de la paix
Une session de réflexion a été organisée par le centre culturel Tukutane Art, ce vendredi 17 janvier 2025, dans le cadre de la promotion des cultures traditionnelles africaines à travers les ballets traditionnels, à Uvira, dans la province du Sud-Kivu.
Une session de réflexion a été organisée par le centre culturel Tukutane Art, ce vendredi 17 janvier 2025, dans le cadre de la promotion des cultures traditionnelles africaines à travers les ballets traditionnels, à Uvira, dans la province du Sud-Kivu.
Selon monsieur Alesire Mulume'oderwa Patient,
coordonnateur du centre culturel Tukutane Art, « Si nous espérons développer notre entité, nous devons
sauvegarder notre identité, c’est-à-dire, nous sommes appelés à adapter tout ce
que nous imitons dans nos cultures et langues traditionnelles », a-t-il
indiqué dans son mot d’ouverture.
Mettant en évidence l’art et la
culture, monsieur MULINDWA Marc a fait savoir qu’ils sont non seulement les
divertissements, mais une identité créative, un modèle de développement et un
moyen de transmission sociale.
Cette activité, financée par la coopération suisse, avec plusieurs partenaires dont la Maison du citoyen fait partie, a pour objectif d’inciter à la valorisation des coutumes africaines dans les communautés ethniques que regorge la ville et le territoire d’Uvira, renchérit le coordonnateur du centre culturel Tukutane Art.
Dans un contexte où les traditions étrangères ont déjà pris en otage les traditions africaines, l'appel à l'action et à l'adaptation se veut important.
Plusieurs thématiques ont été débattues dans l’optique de promouvoir les cultures traditionnelles, comme celle développée par Mapenzi Manyebwa, chercheur et écrivain de la région qui, selon lui, il faut réécrire l'histoire de l'Afrique.
Selon monsieur Manyebwa, coordinateur de Ubuntu Grands-Lacs, le mental chez la plupart des Africains est resté colonisé jusqu’à nos jours malgré l’indépendance, ainsi cherchant à mettre toujours les cultures étrangères au top au détriment de leurs propres cultures.
Celui-ci souligne également les églises, les écoles, les systèmes administratif et bien d’autres comme des moyens de pérennisation de la colonisation occidentale et principales sources d’intoxication de cultures africaines.
« Alors que les cultures traditionnelles locales restent abandonnées comme des propriétés sans propriétaires, la majorité des Congolais quittent le pays pour se réfugier ailleurs, espérant vivre dans le pays de leurs rêves où ils seront soumis aux cultures de ce dernier, au lieu de reconstruire leurs propres cultures pour vivre un univers de paix et de bonheur », souligne monsieur KIFARA Kyk’y, maire adjoint de la ville d’Uvira et visionnaire de la Maison du citoyen.
C’est dans ce sens que monsieur
MUINDWA souligne l’importance pour le gouvernement de s’investir dans la
promotion de la culture et de l’art qui vise non seulement à préserver les
patrimoines, mais également à créer un cadre qui contribue à la cohésion
sociale, regroupant les jeunes venant de divers horizons.
Après un témoignage du représentant du
ballet traditionnel venu de la République du Burundi sur la valeur que leur
gouvernement accorde à leur culture, la journée s’est clôturée par un gala de
performances des ballets traditionnels dans les enceintes de la Baraza la
Parokya à la cathédrale Saint-Paul d’Uvira.
Rémy BASHIGE – LPA Sud-Kivu
À Lire Aussi
Kasongo : un incendie ravage l’école Nasibu sans faire de dégâts humains
il y a 1 jour
Maniema 2 : l’Inspection de l’EDU-NC interdit de faire payer le contrôle des dossiers des finalistes
il y a 1 jour
Kasaï-Central : un éléphant en divagation fait un mort à Bakua Meshi
il y a 1 jour